Signs(Signes)


Hollywood Records (5050466028129)
Film | Date: 2002 | Type: CD, Téléchargement
 

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# Track   Duration
1.Main Titles1:45
2.First Crop Circles3:15
3.Roof Intruder2:19
4.Brazilian Video1:56
5.In the Cornfield5:42
6.Baby Monitor1:09
7.Recruiting Office2:11
8.Throwing a Stone5:47
9.Boarding Up the House3:00
10.Into the Basement5:23
11.Asthma Attack3:42
12.Hand of Fate, Pt. 15:32
13.Hand of Fate, Pt. 23:48
 45:28
Introduisez votre critique

 

Signs - 09/10 - Critique de Vivien Robin, ajouté le
Probablement le film dont les effets sont les plus aboutis et les plus saisissants. Une tension perceptible à 20 kilomètres ! Le souffle court du début à la fin, on baigne dans l’angoisse la plus totale jusqu’aux derniers instants.

Dés le ‘Main Titles’, James Newton Howard de ménage pas l’auditeur en l’entraînant dans un vivace crescendo orchestrale – le synthétiseur ne fait que rarement son apparition dans le score, sauf dans les moment de tensions extrêmes ! L‘écriture très particulière du violon qui semblent tout droit sortis d’une autre planète, démontre d’emblée la qualité musicale de cette sublime partition. Le motif est alors exposé énergiquement à l’aide des cordes et de quelques vents. Après une légère pause, les cuivres s’ajoutent à l’ensemble lui conférant un aspect ultra massif et imposant, le répétant inlassablement son tintement pénétrant et intriguant. La musique est enfin coupée net au bout de 1 minute 40. Le coup de grâce !
Il faut rappeler que cette courte pièce a été composée bien avant que les premières minutes du film aient été enregistrées. Une sorte d’introduction dans l’introduction !

‘First Crop Circles installe progressivement la peur avec de superbes variations du motif principal couplé à des cuivres lointains. Vient ensuite le moment où la famille Hess découvre pour la première fois ces formes bizarres au beau milieu de leurs champs. L’atmosphère glauque et pesante est alors très palpable. Le piano jouant un motif lancinant comme une respiration étouffée et à l’agonie. Une section de cordes nous rappelle encore l’aspect artificiel de la musique se rapportant aux visiteurs extra-terrestres, déjà entendue en introduction dans le ‘Main Titles’. Newton Howard conclut la pièce avec des cordes dans un registre aigue qui signifie que cela est loin d’être la fin.

James Newton Howard n’oublie pas, comme dans toutes ses partitions d’ailleurs, d’ajouter de petites pointes d’humour dans sa musique. ‘Roof Intruder’ démarre sur un bref sursaut de cordes étirer par des violoncelles descendants. S’en suit alors un superbe jeu entre cordes, flûte et xylophone. Le morceau termine sur une note plus sombre et angoissante reprenant le motif principal dans un registre beaucoup plus grave auquel se joint le motif de cordes du ‘Main Titles’.

‘Brazilian Video’ est l’exemple type en matière d’angoisse et de sueurs froides à l’état pur ! Newton Howard nous baladant dans une atmosphère moite et déstabilisante jusqu’à ce que l’orchestre sursaute lorsque l’extra-terrestre se montre clairement pour la première fois à l’écran. Sûrement l’un des moments les plus flippant que je n’ai jamais vu au cinéma ! Les cris des enfants mêlés à la musique confèrent à la scène un aspect chaotique et très perturbant qui ne laisse pas indifférant.

La pièce suivante, ‘In The Cornfield’, est en vérité plus une suite qu’une pièce se rapportant à une scène en particulier. Néanmoins, passé 1 minute 18, cette partie se situe au moment où la famille assiste, spectateur, à travers la télévision, à l’enfer qui se déroule dans le monde entier. Newton Howard donne une couleur sombre à la scène en insérant des effets de basses en battements. Toujours cette idée de souffle coupé - on halète presque en même temps qu’eux - et le contexte de l’histoire se fait de plus en plus insupportable au fur et à mesure que l’on avance dans le récit.

Le magnifique ‘Baby Monitor’ introduit enfin la lumière à la musique en variant le motif principal afin de le rendre moins hostile. Cette variation d’une finesse extraordinaire ne serait rien sans l’apport indispensable de la flûte qui semble s’étendre à l’infinie, son écho étant interminable au milieu même du morceau ! Il s’agite sans doute du premier grand morceau du score bien qu’étant très court dans le temps.

‘Recruiting Office’ reprend le thème de ‘Roof Intruder’ pour un moment plus léger, histoire de détendre l’atmosphère. Il n’y a pas grands discours à faire sur cette pièce sinon qu’elle à vraiment le mérite d’éclairer et d’égayer légèrement le score.

Les cuivres sont mis à l’honneur dans la première partie de ‘Throwing a Stone’. La musique ici est particulièrement angoissante avec des jeux de passe-passe entre les différentes sections d’instruments. Les bois étant étouffés dans la masse et les basses d’une discrétion incomparables, comme pour prévenir d’une menace sur le point de se produire. L’orchestre est tiraillé de toutes parts. Il n’y a presque plus de construction bien ordonnée, mais la structure orchestrale est maintenue dans une rigidité la plus totale. Très surprenant. J’en resterais toujours très admiratif.

On arrive enfin avec ‘Boarding Up The House’ à ce qui est pour moi le premier sommet du score. Newton Howard faisant premièrement sortir son orchestre des profondeurs dans des sonorités sombres et étirés. Puis il coupe net ces effets et met en avant la flûte dans un motif lancinant et envoûtant. Ce léger crescendo donne naissance à la plus belle mise en lumière d’un orchestre que je n’ai jamais entendu. Le motif présenté alors se veut plein d’espoir et d’amour. C’est pour moi, avec le thème de Noah de The Village et celui de Story pour Lady In The Water, ce qu’il a écrit de plus beau dans sa carrière. Et je pèse mes mots. Le morceau se termine comme il a commencé, c’est-à-dire dans les ténèbres le « désordre » orchestrale. Preuve incontestable du meilleur compositeur de notre temps.

‘Into The Basement’ continu sur un aspect lumineux avec une écriture claire mais d’une rigidité très impressionnante. S’en suit une partie encore une fois très sombre. La musique est ici clairement le personnage supplémentaire que l’on n’aurait jamais voulu avoir à affronter ! L’hostilité qui en découle est d’une froideur que nul compositeur n’a encore jamais pensé à écrire. L’innovation est je pense, le maître mot de ce score. La musique nous surprenant tour à tour à chaque mouvements de l’orchestre. Idéale pour ce genre de film, car elle ne permet pas un point d’encrage précis.

Une fois de plus, un sursaut jaillit de la musique d’où naît l’un des morceaux les plus émouvants de la musique. ‘The Asthma Attack’ est la pièce la plus légère du score, avec un long motif répétitif extrêmement séduisant. Les cordes soulignent le caractère poignant de la scène alors que cet enfant va peut-être mourir sous nos yeux. L’ajout de bois dans la musique est un gage d’émotion également. Magnifique conclusion enfin avec ces cuivres lointains, assurance d’une menace qui n’a toujours pas disparue…

‘The Hand of Fate, Pt. 1’. Nous voici enfin au grand monument du score. L’affrontement final. Là où tout se joue. Après un puissant sursaut, l’orchestre s’ouvre sur un grandiose crescendo qui reprend inlassablement le motif principal. Puis coupure ! Pour illustrer le flash-back douloureux qu’est en train de vivre Graham, James Newton Howard compose entre des cordes et un piano au caractère très émouvant. Cette partie pleine d’espoir est vite balayée par le retour à la réalité. L’orchestre est alors menaçant et la musique très énergétique monte de plus en plus dans les tons graves. L’orchestre se déchaîne littéralement. La musique est puissante mais on maintient l’espoir en insérant de grandes notes de lumière. La perfection de la structure musicale est carrément impressionnant ici. On en reste pantois ! Le moment de la révélation approche et c’est en écrivant dans des registres aigus que Newton Howard nous présente ces moments de lumières décidément bluffant !

‘The Hand of Fate, Pt. 2’. La conclusion est parfaite. Symbole de la réussite incarnée, ce morceau est un monstre à lui tout seul. L’amour en est la principale ligne directrice. L’orchestre Conserve sa parfaite structure mais en change les principaux aspects. Le motif principal ne parait alors plus du tout menaçant et se veut réconfortant. La lumière imposée à ce genre de scène (en a-t-on déjà vu une semblable en fin de compte !!!!) est incroyable et on ne pense plus à toutes les péripéties de l’histoire. Les cordes jouent alors leur dernière carte en explosant complètement au sein de l’orchestre, la lumière étant enfin à son paroxysme. Le score se conclue avec paix et sérénité.

La preuve est faite avec ce score que James Newton Howard est bel et bien l’un des plus grands - voir le plus grand - compositeur de notre temps.
La musique de cette B.O. est utilisée dans:

Scary Movie 3 (Bande annonce)
Signs (Bande annonce)
The Skeleton Key (Bande annonce)

La bande annonce de cette B.O. contient de la musique de:

Signs (2002), James Newton Howard (Film)


Bandes Originales de la collection: M. Night Shyhamalan Movies

Sixth Sense, The (2000)
Village, The (2004)
Happening, The (2008)
Sixth Sense, The (1999)
Lady in the Water (2006)
Last Airbender, The (2010)
Unbreakable (2000)
Signs (2002)


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