The Sixth Sense(Le Sixième Sens)


Colosseum (4005939606121)
Varèse Sarabande (0030206606126)
Film | Date de sortie: 24/08/1999 | Sortie du film: 1999 | Type: CD
 

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# Track   Duration
1.Run to the Church1:21
2.De Profundis2:23
3.Mind Reading2:45
4.Photographs0:55
5.Suicide Ghost1:34
6.Malcolm's Story / Cole's Secret4:01
7.Hanging Ghosts2:31
8.Tape of Vincent3:30
9.Help the Ghosts / Kyra's Ghost4:29
10.Kyra's Tape2:02
11.Malcolm Is Dead4:44
 30:15
Introduisez votre critique

 

The Sixth Sense - 07/10 - Critique de Vivien Robin, ajouté le
Première de l’une des plus fructueuses collaboration de ce début de siècle, The Sixth Sense est la pierre angulaire et un tournant important dans la carrière de James Newton Howard. Le couple JNH/Shyamalan n’aura cessé durant 7 ans de nous surprendre jusqu’à la véritable apothéose qu’est Lady In The Water.

L’album édité par Varèse Sarabande est une grosse déception puisqu’il ne retient qu’une trentaine de minutes du score original où ne figure même pas le Main Titles, un comble. Mais l’essentiel y est tout de même présent, et je vais essayer de l’analyser.

‘Run to the Church’, petite pièce mélancolique pour piano et cordes, ouvre en douceur cet album. L’un des thèmes du score nous est donc ici présenté avec légèreté. Pas de grands élans à l’horizon, et le reste de la partition n’en contiendra pas non plus.

La partie angoissante arrive avec ‘De Profondis’. Le motif premièrement entendu dans la pièce, et qui finalement est un des thèmes principaux, nous introduit une atmosphère soutenue et très tendue qui se justifiera ensuite sur la fin avec une logue écriture des cordes soulignées par une basse étendue en profondeur et qui deviendra à sa fin très chaotique et désespéré. Les premiers aspects fantomatiques de la musique font leur apparition dans ce morceau avec l’utilisation d’un orchestre ample et intriguant.

Le piano mélancolique refait son apparition dans ‘Mind Reading’. De légers sons fantastiques au synthétiseur soutiennent le caractère angoissant de la partition et de l’histoire. Rien de bien édifiant dans ce morceau hormis un très beau motif lancinant vers le milieu.

Un terrifiant et glauque sursaut de l’orchestre fait monter la tension dans ‘Suicide Ghost’. Cette pratique du sursaut sera une sorte de marque de fabrique pour nos deux compères. Le reste de la pièce est somme toute surtout très atmosphérique jusqu’à une écriture apocalyptique des cordes rappelant d’ailleurs le Thrène à la Mémoire des Victimes d’Hiroshima de Krzysztof Penderecki. La conclusion aux chœurs religieux apporte son lot de lumière dans cette sombre pièce.

‘Malcolm's Story / Cole's Secret’ est une des pièces majeures du score qui débute par une longue suite de variations d’un des thèmes principaux (associé à Malcolm). La deuxième partie est la plus terrifiante du score, lorsque Cole révèle son secret. L’orchestre est alors tout en retenue et laisse les émotions des personnages guider la partition avec justesse.

On retrouve avec ‘Hanging Ghost’ des sonorités déjà entendues dans « The Devil’s Advocate ». Le motif du Main Titles est repris en douceur dans l’une des pièces les plus émouvantes du score.

Le niveau d’émotion atteint des sommets dans ‘Tape of Vincent’. L’introduction par une section de cordes de la même manière que dans ‘De Profondis’ annonce encore une bien belle chose qui va nous surprendre. Le thème principal refait son apparition dans de superbes variations qui sonnent comme une révélation terrifiante.

‘Help the Ghosts / Kyra's Ghost’ est un morceau principalement atmosphérique sur lequel je ne vais pas m’étendre ici.

‘Kyra’s Tape’ est une illustration parfaite de ce que produit James Newton Howard en matière de suspense et de glauque. Le motif entêtant chanté par une chorale masculine est un coup de maître de plus dans ce score décidément réussit.

L’histoire touche à sa fin dans l’excellent ‘Malcolm Is Dead’. Véritable morceau d’anthologie parce qu’il sera suivit par nombre d’autres dans leurs prochaines collaborations. Le point de départ de la réussite. Le morceau est tourmenté par les révélations insoutenables qu’est en train de vivre Malcolm. Puis l’orchestre s’adoucis pour signifier l’acceptation de la vérité et le point de départ pour un autre monde. Autant dire que James Newton Howard termine en beauté se qui peut être qualifié de « légende » en matière de collaboration entre un cinéaste et son compositeur attiré.
The Sixth Sense - 08/10 - Critique de Marc Chauvin, ajouté le
Première ( grande) collaboration entre le jeune réalisateur M.Night Shyamalan et le compositeur James Newton Howard pour ‘ Sixième Sens’ qui fut un triomphe au box office mondial et un succès critique !

Une des nombreuses réussites du film de Shyamalan provient évidemment de la contribution de James Newton Howard qui s’était déjà essayé au genre fantastique et de façon brillante, notamment pour «  The Devil’s Advocate’ ». Ici, la musique apporte énormément au film de Shyamalan entretenant une atmosphère à la fois angoissante et douce.
La musique colle parfaitement au film et en effet, la symbiose est exemplaire.
Sans doute moins riche au niveau thématique que « Unbreakable » et moins original que « Signs » le score de « The sixth sense » n’en reste pas moins formidable dans sa conception. D’une simplicité étonnante, jamais une musique de film n’aura autant collé à l’image en lui donnant une émotion et une force pareille. Mais sous cette apparente simplicité se cache une partition bien plus subtile qu’il nous paraît pour justement mieux nous tromper. En effet, cette simplicité sert l’histoire en jouant sur ce côté faussement inoffensif pour mieux nous surprendre par la suite. Le calme laisse place à la terreur. « The sixth sense » reste à ce jour sa B.O la plus flippante (écoutez la dans le noir, vous verrez !) la terreur absolue n’empêche pas l’émotion car J.N.H laisse dévoiler des thèmes mélancoliques et tendres au long de l’album le tout par une orchestration intelligente et efficace. Howard à parfaitement compris à quel moment et de quelle façon il allait utiliser sa partition jouant ainsi habilement sur nos peurs, nos attentes et nos émotions.
Sans être révolutionnaire, « The Sixth Sense » reste une œuvre importante dans la carrière du compositeur qui a immédiatement compris les enjeux dramatiques et esthétiques du film.
Au final si cette bande originale n’est pas à mettre au rang de chefs d’œuvres tels que ‘Signs ’ ou ‘ The village ’ , « The Sixth Sense » reste une B.O exemplaire, envoûtante et fascinante ; un petit bijou en somme !
La bande annonce de cette B.O. contient de la musique de:

Primal Fear (1996), James Newton Howard (Film)
Crow, The (1994), Graeme Revell (Film)


Autres sorties de musique de The Sixth Sense (1999):

Sixth Sense, The (1999)
Sixth Sense, The (2000)
Sixth Sense, The (2018)

Bandes Originales de la collection: M. Night Shyhamalan Movies

Village, The (2004)
Happening, The (2008)
Lady in the Water (2006)
Last Airbender, The (2010)
Unbreakable (2000)
Sixth Sense, The (2000)
Sixth Sense, The (1999)
Signs (2002)


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