Cookie Consent by FreePrivacyPolicy.com

 

 



55 Days at Peking


Movie | Released: 1963 | Film release: 1963 | Format: Vinyl
 

Subscribe now!

Stay better informed and get access to collectors info!





 

# Track   Duration
Face 1 / Side 1
1.Overture2:53
2.Main Title3:02
3.Welcome Marines1:54
4.Hotel Blanc2:23
5.Explosion Of The Arsenal2:40
6.Natasha's Waltz2:18
7.The Peking Theme2:27
 17:37
# Track Artist/Composer Duration
Face 2 / Side 2
1.The Peking ThemeAndy Williams2:45
2.Children's Corner1:37
3.Moon Fire5:45
4.Attack On The French Legation3:17
5.Death Of Natasha2:48
6.Help Arrives2:49
7.End Title1:35
 20:36
Submit your review Hide reviews in other languages

 

55 Days at Peking - 08/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
55 Days at Peking’ (fr : Les 55 Jours de Pékin) est un film épique, mêlant politique et histoire d'amour tout en explorant l'impérialisme européen à l'aube du 20e siècle. Se déroulant à Pékin, nous voyons la capitale occupée et sous la domination de onze pays européens et du Japon. Exaspéré par cette exploitation, la population va fomenter une rébellion paysanne populiste appelée les Boxers qui se soulèvera avec fureur. Avec le soutien secret de l'impératrice douairière, ces derniers tenteront d’expulser les étrangers et de restaurer l'honneur et la souveraineté de la Chine.

Pour ce film, le producteur Samuel Bronston a réuni un casting de premier ordre comprenant Charlton Heston dans le rôle du major américain ‘Matt Lewis’, Ava Gardner dans celui de la baronne russe ‘Natalie Ivanoff’ dont il tombe amoureux et David Niven dans celui de ‘Sir Arthur Robinson’, chef de la délégation britannique. Malheureusement, malgré la grandeur de ses décors, sa splendeur et son faste, la narration du film manquait d'inspiration, son scénario était faible, il a souffert d'énormes difficultés de production, et a vécu une tension vive entre Heston et Gardner (elle a fini par quitter le film et les producteurs ont été obligés de tuer son personnage). Il a aussi connu quatre réalisateurs et a fini par être un échec tant sur le plan commercial que celui de la critique.

Étant brouillé avec son compositeur habituel, Miklós Rózsa, à cause de l'édition forcée concernant la partition d'El Cid, Bronston s’est tourné vers Dimitri Tiomkin. Il l'invita à assister au tournage et à découvrir les grands décors du complexe impérial. Tiomkin, qui n'était pas étranger aux films exotiques et épiques, a ainsi créé une partition complexe, riche et ethnique, composée de quatre thèmes captivants. Apparaissant sous de multiples formes, le thème de la rébellion est le principal qui anime l'ensemble de la partition. Il s'agit d'une mélodie agressive, dynamique et militariste, subtilement teintée de couleurs orientales. Le second est l'intime Natasha's Theme, qui est interprété par un violon solo lyrique, accentué par un accordéon chromatique, qu’on appelle aussi bayan et qui exprime une sensibilité russe. Le troisième est le ‘Moon Fire’, qui fait preuve à la fois d'innocence et de nostalgie en évoquant l'amour tacite entre ‘Theresa’ et ‘Matt’. Enfin, nous avons le thème de l'amour qui souligne la relation vouée à l'échec entre ‘Natasha’ et ‘Matt’. Ce thème est la mélodie de la chanson ‘So Little Time’, nominée aux Oscars. La partition a connu un succès critique en étant nominée pour deux Oscars - meilleure partition et meilleure chanson, mais elle s’est inclinée face à ‘Tom Jones’ (John Addison).

En me basant sur le 33 tours que je possède depuis longtemps, je vous invite à découvrir quelques séquences.
La puissante ‘Overture’ (A1) s'ouvre sur le dynamisme rythmique et l'énergie frénétique du thème de la rébellion. S’ensuit une interprétation presto du thème de ‘Natasha’, qui maintient le rythme énergique de la pièce. Puis, nous entrons dans le somptueux thème d'amour, chargé de cordes, avant de terminer avec un enthousiasme dramatique, comme nous avons commencé avec le thème de la rébellion. Quelle belle façon de commencer la partition !

Le ‘Main Title (A2) semble incongru dans la mesure où il s'associe au magnifique thème du ‘Moon Fire’ pour transmettre le récit humain secondaire et plus intime de l'histoire, et non le drame ouvertement militariste qui anime la trame principale. Ce thème, émouvant et mélodieux, est présenté par des violons luxuriants, des bois tendres et un piano scintillant. Une brève interruption par le thème de la rébellion alors que le titre du film apparaît à l'écran interrompt le flux lyrique de la musique, mais nous retrouvons rapidement l'ambiance d'origine et terminons avec une tendresse et une grâce qui incarnent parfaitement le cœur émotionnel de ‘Theresa’.

La séquence ‘Hôtel Blanc’ (A4) révèle que le ministre russe ‘Sergei Ivanov’ révoque le visa de ‘Natasha’ et lui ordonne de quitter le pays. Son thème est traité longuement et porté par un violon solo exquis et un bayan avec une nonchalance surprenante qui dément la tension avec son beau-frère.

‘Moon Fire’ (B3) est un point fort de la partition. Nous avons droit à une interprétation étendue du thème de la lune. Nous voyons ‘Matt’ apporter à ‘Theresa’ la nouvelle de la mort de son père, et son hésitation lorsqu'elle lui demande si elle peut retourner en Amérique avec lui. Nous entendons son thème porté tendrement par des cordes, ainsi qu’un harmonica folklorique alors qu'elle porte la terrible nouvelle et contemple un destin incertain.

‘Attack On The French Legation’ (B4) est une séquence d'action multithématique robuste, un tour de force et également un point culminant de la partition. Nous assistons à une attaque des Boxers sur la légation française alors que ‘Natasha’ lutte en vain au milieu de la bataille pour rejoindre son guide chinois qui est tué. Des coups de cor, des timbales et des cordes vigoureuses annoncent le thème de la rébellion, qui anime l'attaque tandis que nous entendons l'interaction du thème de ‘Natasha’ dans sa lutte. Alors que celui de la rébellion se propulse avec une furieuse puissance cinétique, nous entendons le jeu contrapuntique de ‘La Marseillaise’.

Dans ’Death of Natasha’ (B5), un harmonica solo joue la mélodie ‘So Little Time’ alors que la vie de Natasha s'éteint. La ligne mélodique est ensuite reprise par des voix a capella qui interprètent la chanson.

Côté édition : Un vinyle est sorti en 1963 et distribué par Columbia Records, tant sur le continent américain, qu’en Europe et en Australie. Il fera l’objet en 1978 d’une première réédition et puis en 1989 avec l’avènement du CD chez Varèse. Il faudra attendre 2011 pour que La-La Land Records sort enfin une édition plus richement fournie avec un double CD, en 2500 exemplaires (ce qui est relativement beaucoup).

Dans son inspiration, Dimitri Tiomkin a tissé une toile énorme à partir de laquelle il a créé et répondu avec une partition épique qui présente une multiplicité de thèmes, souvent dans une belle et excitante interaction, une écriture d'action robuste et une infusion ethnique riche de textures et de couleurs orientales. Je recommande vivement cette partition aux amateurs de l'âge d'or du cinéma ainsi qu'à tous ceux qui sont à la recherche de partitions classiques pour leurs collections.

FilmClassic

Other releases of 55 Days at Peking (1963):

55 Days at Peking (2011)
Twilight of Honor (1963)
55 Days at Peking Volume 1 (2013)
55 Days at Peking (2013)
55 Days at Peking (1989)
55 Days at Peking Volume 2 (2013)
Dimitri Tiomkin: Original Sound Track Music (1965)
55 Days at Peking (2014)
Hotel Internacional (1964)
55 Days at Peking (2015)


Report a fault or send us additional info!: Log on