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The Lost Weekend


Movie | Release date: 06/09/2015 | Film release: 1945 | Format: CD
Limited edition
 

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# Track   Duration
1.Prelude (alternate)/New York Skyline2:14
2.Don Stays Home/The Weekend Begins3:47
3.Rye and William Shakespeare1:25
4.Broken Date and Hidden Bottle3:45
5.Phone Call (new version)2:04
6.Frustration4:32
7.The Novel3:23
8.Bottle Is Discovered1:50
9.Morning and Telephone2:06
10.The Walk (new version)4:20
11.Gloria and Fall3:05
12.The Alcoholic Ward/Night Alcoholic Ward/The Elevated4:53
13.Dawn/Nightmare7:19
14.The Rainy Day2:04
15.Suicide Attempt5:22
16.Long Finale2:39
 
The Extras
17.Prelude/Meet the People1:51
18.Rye and William Shakespeare (short version)1:16
19.Phone Call (original version)1:52
20.The Walk (original version)4:34
21.Alternate Finale/Cast of Characters2:26
22.Wild Theremin0:45
 67:31
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The Lost Weekend - 09/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
La genèse du film ‘Lost Weekend’ (fr : Le poison) est apparue alors que Billy Wilder réalisait son film précédent, ‘Double Indemnity’ (fr : Assurance sur la mort). Son scénariste Raymond Chandler était un alcoolique en voie de guérison, et Wilder a reconnu plus tard, qu'il avait réalisé le film, en partie, pour tenter de mieux comprendre Chandler. En adaptant le livre ‘The Lost Weekend’ de Charles R. Jackson, Wilder a supprimé les connotations homosexuelles du roman, qui dépeignait ‘Don Birnam’ (Ray Milland) comme un homosexuel refoulé. Ce dernier, incapable de percer malgré des débuts d'écrivain prometteur, est alcoolique. S'arrangeant pour ne pas passer le week-end à la campagne avec son frère qui l'entretient financièrement et moralement et sa petite amie (Jane Wyman), il cherche par tous les moyens de l'argent pour sa consommation en tentant de mettre en gage sa machine à écrire, en volant de l'argent dans le sac à main d'une dame dans un restaurant et en mendiant de l'argent. Cette descente aux enfers l'emmène, après une chute, à l'hôpital où se trouvent d'autres alcooliques. Il cherche rapidement à s'en évader pour se réfugier chez lui où, durant la nuit, il est victime de delirium tremens. Sa petite amie le retrouve le lendemain en piteux état et cherche à lui venir en aide alors qu'il est sur le point de se suicider. Elle l'encourage à écrire sur ce qui lui est arrivé durant ce week-end cauchemardesque...

Une controverse est née de l'industrie de l'alcool, qui était prête à offrir 5 millions de dollars pour que le film ne soit jamais réalisé, car elle craignait qu'il ne relance les efforts politiques pour rétablir la prohibition. Le plus intéressant est que Wilder a raconté plus tard qu'il aurait accepté l'offre et brûlé les négatifs lui-même si on le lui avait présenté personnellement. La description sans compromis de ce mélodrame basé sur l’alcoolisme était révolutionnaire. Aujourd'hui, celui-ci est considéré comme le catalyseur d'un changement didactique dans la manière dont Hollywood dépeint les ivrognes, qui, jusqu'à ce film, avaient toujours été représentés de manière comique.

Miklós Rózsa avait déjà collaboré avec Wilder pour la musique de ‘Five Graves to Cairo’ (fr : Les Cinq Secrets du désert) et ‘Double Indemnity’. En tant que compositeur, il était heureux de travailler avec des réalisateurs qui aimaient et valorisaient le pouvoir de la musique dans leurs films. C’était le cas de Wilder et ce dernier n’a pas hésité à l'engager une troisième fois pour ce projet, même si le directeur musical de la Paramount, Louis Lipstone, s'opposa à sa musique, dont la dissonance, selon lui, « servait davantage le Carnegie Hall que le soutien d'un film ».

Projeté en avant première, avec une partition provisoire, ‘The Lost Weekend’ fut un réel désastre auprès du public, s'en moquant et le ridiculisant. Wilder était découragé, mais Rózsa lui a assuré que c'était la partition provisoire jazzy à la « Gershwinesque » qui donnait le mauvais ton au film, et qu'il allait y remédier. Et c’est ce qu’il a fait !

Se basant sur son expérience de ‘Double Indemnity’, Rózsa a introduit dans sa composition des dissonances prononcées, des grands sauts mélodiques, des ostinatos, des motifs séquentiels nostalgiques, ainsi que des couleurs orchestrales sombres, sauvant ainsi, non seulement le film, mais aussi en le propulsant la nomination d’un Oscar. A ce propos, sa partition pour ‘Spellbound’ (fr : La maison du Docteur Edwardes) a été également nominé cette année-là, mais lorsque ‘Spellbound’ a remporté l'Oscar, Rózsa avait déclaré « qu’il en étais désolé, car même si Spellbound avait le thème le plus populaire, The Lost Weekend était une partition infiniment meilleure ».

En créant sa partition, Rózsa a compris que l’histoire du film reposait sur la dépendance, l'autodestruction et le désespoir du principal personnage, ainsi que les effets de son alcoolisme sur ses proches. À cette fin, il a composé trois thèmes principaux et un motif pour ancrer son paysage sonore.

Il y a tout d’abord le thème principal qui offre une construction ABA classique où la phrase A exprime une descente de désespoir soutenue par des cordes « en souffrance » et des cors contrapuntiques, qui se vautre dans une ambiance sombre, tandis que la phrase B offre des sauts vers le haut par des cordes au son d’une espérance, mais qui ne se concrétisera jamais. Tout au long du film, Rózsa utilise de courtes versions répétées des deux phrases pour créer de la tension, de la détresse et du drame.

Et puis, il y a le thème serpentin de la dépendance qui est brillamment conçu et évoque les besoins psychiques et physiologiques de ‘Don’ pour l'alcool. Il est émouvant grâce au son du Thérémine, qui gémit de façon inquiétante. Celui-ci est rejoint par une figure de clarinette tourbillonnante et envoûtante. Cependant, pour moi, la combinaison d'un violon solo séduisant, des gémissements du Theremine et des arpèges sinistres de la harpe offre l'itération la plus puissante du thème.

Enfin, le troisième thème est celui d'Helen, l'amante inébranlable, tolérante et pleine d'espoir de ‘Don’. Il évolue également en thème d'amour lorsqu'elle tombe sous le charme de Don. Il est porté par des cordes romantiques, ou parfois avec un violon solo, ce qui le rend intime.
Le motif accentue une tension répétée et inquiétante, portée par des cordes ou des bois qui évoquent la crainte de tous les alcooliques : l'absence d'alcool et l'agonie du sevrage.

Contrairement à certains chef d’œuvre ‘Rózsarien’, comme ‘Spellbound’ ou ‘The Red House’, ‘The Lost Weekend’ n’a jamais paru lors de la sortie du film. Il faudra attendre plus de 35 ans pour qu’un petit label indépendant (Tony Thomas Productions) édite pour la première fois cette musique sur un LP. Enfin en 2015, le label Intrada a édité un enregistrement remastérisé. Ayant obtenu les bandes maîtresses, qui étaient en grande partie intactes, la partition complète n'a pas pu être réalisée car un certain nombre de pistes étaient endommagées et ne pouvaient être récupérées. Les efforts de l’équipe technique de ce label a permis un assez bon résultat de restauration audio, mais les normes de qualité audio actuelles n'ont pas été atteintes. Cela n'enlève rien à la brillance de la musique de Rózsa ni à l'expérience d'écoute.

En concevant et en créant sa partition, Rózsa a concrétisé ses promesses vis à vis de Billy Wilder, ce qui a permis au réalisateur de remporter ses Oscars et de réaliser sa vision. Je pense que cette partition figure parmi l'une des meilleures partitions de films noirs jamais composées et un chef-d'œuvre de l'âge d'or.

FilmClassic
Academy Award-nominated masterpiece of vintage film scoring makes world premiere release! Recently located 35mm magnetic transfers by Paramount Pictures of nearly every cue scored for 1945 'Best Picture' Oscar winner The Lost Weekend are made available for the first time ever, including never-before-heard alternates, revisions. Nealy 70 minutes of landmark score showcase Miklos Rozsa at his finest! Ray Milland (also an Academy Award-winner) plays alcoholic writer Don Birnam, Billy Wilder (yet another Oscar winner) directs, Charles Brackett & Wilder provide powerhouse screenplay (still another Academy Award), drawn from Charles Jackson's bestseller. All involved deliver an unflinching, harrowing tale to audiences then unaccustomed to such stark realism on screen. Hollywood history was made. Rozsa writes three major themes plus several smaller ideas, all with unique colors drawing on important moods of film. While tonal optimism does have its say, ambiguous harmonies of suspense, agitated motifs of nervous fear, sharply angled lines and intense chords for horror get majority of the spotlight. In what remain film scoring highlights for all time are two incredibly vivid musical portraits of alcoholic horror: first is famous 'Walk' on Third Avenue with Birnam desperately attempting to sell his typewriter to afford another drinking binge. Second is 'Nightmare' scene with Birnam confined in alcoholism ward. Here (in what ranks with Bernard Herrmann's legendary murder music for Psycho) Rozsa creates one of the most terrifying film cues ever: Birnam helplessly watches as mouse (portrayed by violin squeaks, woodwind chirps) is violently attacked by bat (menacing strings, slashing brass) and slain in horrific manner. An indelible film image made all the more unforgettable courtesy Miklos Rozsa. During the 1940's era, Rozsa was creating one magnificent 'film noir' score after another. As with Double Indemnity, jagged melodic lines and dissonant harmonies for Lost Weekend abound, as with his Oscar-winning Spellbound, signature theremin colors have prominence. While suites and excerpts have been re-recorded by different artists over the years (including one with a synthesized theremin), this new Intrada CD is the first official release of the actual soundtrack recorded at Paramount's scoring stage in April & May 1945 under staff conductor Irvin Talbot. Exciting project supervised by Lukas Kendall, dramatic packaging designed by Joe Sikoryak with original 1945 campaign artwork courtesy Universal Pictures, authoritative notes from Rozsa scholar Frank DeWald. Watch for more vintage soundtracks from Paramount and other studios coming up ahead as new preservation efforts are underway! Golden Age soundtracks finally getting their premieres on CD at last! Miklos Rozsa composes, Irvin Talbot conducts. Intrada Special Collection CD available while quantities and interest remain!

Other releases of The Lost Weekend (1945):

Miklós Rózsa Conducts His Great Film Music (1975)
Lost Weekend, The (1978)


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