King Kong


Decca Records (028947652243)
Film | Date: 2005 | Sortie du film: 2005 | Type: CD, Téléchargement
 

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# Track   Duration
1.King Kong1:09
2.A Fateful Meeting4:16
3.Defeat is Always Momentary2:48
4.It's in the Subtext3:19
5.Two Grand2:34
6.The Venture Departs4:03
7.Last Blank Space on the Map4:43
8.It's Deserted7:08
9.Something Monstrous... Neither Beast Nor Man2:38
10.Head Towards the Animals2:48
11.Beautiful4:08
12.Tooth and Claw6:17
13.That's All There is...3:26
14.Captured2:25
15.Central Park4:36
16.The Empire State Building2:36
17.Beauty Killed the Beast - I1:59
18.Beauty Killed the Beast - II2:22
19.Beauty Killed the Beast - III2:14
20.Beauty Killed the Beast - IV4:45
21.Beauty Killed the Beast - V4:13
 74:27
Introduisez votre critique

 

King Kong - 10/10 - Critique de Nicolas Cazzara, ajouté le
Dès l'annonce du renvoi d'Howard Shore par la production du film cinq semaines avant la sortie mondiale, on aurait pu s'attendre à un réel désastre et ce, quel que soit le compositeur remplaçant. Mais la surprise fut totale, quant à la qualité du score final du King Kong de Peter Jackson.

Appelé en catastrophe, c'est James Newton Howard qui s'est vu confier la lourde tâche d'écrire près de trois heures et demie de musique en seulement un mois. On connaissait bien évidemment la faculté du compositeur américain d'écrire des scores puissants et efficaces en peu de temps et c'est peut être d'ailleurs ce coté 'Bankable' qui a séduit les studios.
Néanmoins, le pari était très risqué.

Mais Howard s'en sort avec les honneurs en écrivant un score à la fois mystérieux, puissant, héroïque et mélancolique.

Dès le Main Title 'King Kong', la couleur est annoncée, le thème du grand singe apparait aux cors, soutenus par des cordes, donnant un aspect fantastique. Jusque là, rien d'étonnant, le thème est simple mais efficace. Vient ensuite 'A Fateful Meeting', morceau plus léger mais qui lui aussi, fonctionne assez bien, introduisant le thème du personnage d'Ann Darrow. Le morceau, assez mélancolique, situe bien le personnage: Une actrice jetée à la rue après la fermeture de son théâtre.
'Defeat is always Momentary' nous renvoie à l'autre personnage principal du film, Carl Dennam, réalisateur raté qui vient de se faire jeter (lui aussi) par ses producteurs et qui décide de ne pas partir les mains vides...là, James Newton Howard s'amuse avec un petit morceau presque d'action, en y mêlant des influences Jazz. Petite anecdote, on retrouve ici, le thème original de King Kong, composé par Max Steiner, ce qui n'est pas un hasard puisque les personnages y font allusion à ce moment là.

Nous passerons les autres morceaux, assez simples (mais toujours très efficaces) pour nous concentrer sur le septième 'Last Blank Space on the map', dans lequel Howard, s'amuse pendant plus de quatre minutes avec des sonorités ethniques qui ne sont pas sans rappeler l'inoubliable partition du même JNH pour 'The Village', un an auparavant. Mais ici, le résultat est moins raffiné, le morceau se veut violent et barbare, à l'image des scènes qu'il accompagne.

Cette tendance se confirme avec 'It's Deserted', bien que le début du morceau nous renvoie à l'Heroic Fantasy, Howard y développe son thème principal de manière majestueuse avant de revenir aux percussions.
'Something Monstrous...' accompagne l'apparition du grand singe, c'est donc tout naturellement que James Newton Howard sort l'artillerie lourde en renforçant son thème par des cuivres.
'Head Towards the animal' en revanche est un morceau plutôt décevant, assez simple, même trop simple. Les bonnes idées ne manquent pourtant pas, certains passages sont intéressants mais pas assez développés, peut être dû au manque certain de temps, on pardonnera donc le compositeur.

La véritable claque vient juste après, dans 'Beautiful'. La scène en elle même aurait pu être d'une ringardise folle, mis à part les décors sublimes. Mais JNH sauve la mise en nous dévoilant un nouveau thème, romantique et merveilleux, illustrant la relation platonique entre la belle et la bête. Le compositeur nous prouve une fois de plus, qu'il est un maître dans l'art de sublimer les émotions. Flûtes, Cordes, Harpe et Cors, maniés avec légèreté pour nous donner la larme à l'œil.

Changment de registre immédiat avec 'Tooth and Claw', une des grandes scènes du film : Kong défend sa belle en luttant contre trois T-Rex affamés, la première main tenant Ann, la seconde, allant péter la gueule des Sauriens.
Le morceaux, très aérien est mémorable: En six minutes, James Newton Howard regroupe la plupart de ses thèmes avec une maestria qu'on lui connaissait peu.

C'est dans le treizième morceau que l'on s'aperçoit de l'éclectisme du compositeur, mêlant tour à tour, passages brutaux et séquences Jazzy. Celles ci nous renvoient au New York de 1933. Bon, le morceau reste assez simple et très cliché, mais est néanmoins très agréable à l'écoute sur CD.

'Captured' est bien sûr la scène de la capture du grand singe. Malheureusement, Howard fait preuve de fainéantise ici, en délivrant une sorte de 'Tooth and Claw' allégé. On accusera donc ici aussi, le manque de temps.
La suite 'Central Park' est une reprise de 'Beautiful', mais bien plus développée, à l'instar de la séquence qu'elle accompagne, dans laquelle la relation entre Ann et Kong se développe elle aussi.

'Empire State Building' introduit la séquence finale avec beaucoup d'émotion.
Mais ce qui frappe, c'est 'Beauty Killed The Beast', suite Dantesque de plus de vingt minutes, divisée en cinq morceaux, relatant l'ascension de Kong jusqu'à sa chute mortelle.
James Newton Howard se déchaine totalement et nous offre un final à la hauteur de nos espérances, alternant entre les grandes envolées symphoniques et les complaintes sur la destinée funeste du grand singe.

Le résultat final est brillant.
Écrit, orchestré, enregistré et mixé en moins d'un mois, le score du King Kong de Peter Jackson restera mémorable, tant par sa beauté et son efficacité, que par les circonstances de son accouchement. On retiendra également les nombreux clins d'œil du compositeur à Max Steiner en reprenant certains de ses thèmes, comme le film reprend certaines scènes du film original de Merian Cooper.
On comprend alors pourquoi Howard Shore a été écarté, son style totalement différent, aurait pu gâcher l'essence même du film. Dans le journal de production, on peut entendre un aperçu du travail fourni par le compositeur canadien qui s'avère être à des années lumières de celui de son successeur, privilégiant l'action et le fantastique à l'émotion pure et dure. Le compositeur triplement oscarisé du 'Seigneur des Anneaux' semble être passé totalement à coté du but émotionnel du film. Erreur qui lui a valu sa place au profit d'un James Newton Howard inspiré et enthousiaste, qui a rempli son contrat avec brio.
Du beau travail donc, qui nous prouve une fois encore que James Newton Howard peut être autre chose qu'un compositeur 'Bankable' et qu'il est simplement regrettable qu'il n'ait jamais obtenu d'Oscar pour son travail qui s'avère être toujours très inspiré.
Un score des très bonne facture que tout bon Béophile, à mon sens, se doit de posséder.
King Kong - 09/10 - Critique de Marc Chauvin, ajouté le
Tout le monde attendait fébrilement la nouvelle partition d’Howard Shore qui devait nous livrer probablement, encore une fois, une œuvre symphonique monumentale à l’instar de sa précédente collaboration avec Peter Jackson pour la trilogie du « Seigneur des anneaux ».
A l’annonce du rejet de la partition d’Howard Shore et de son départ pour causes de « divergences artistiques » avec le réalisateur, c’est la totale incompréhension et la douche froide qui s’abattirent sur la plupart des fans des deux compères.
Nous ne perdrons pas de temps à épiloguer sur les réelles raisons de ce renvoi (bien que nous aillons du mal à comprendre comment Peter Jackson ait pu se passer de la partition d’Howard Shore qui avait tellement apporté à la Trilogie et pourquoi attendre que le compositeur canadien ait composé les ¾ de la musique pour se rendre compte que çà ne collait pas ?) mais à féliciter plutôt le résultat final car après tout, au cinéma, ce qui compte, c’est le produit fini.
C’est donc James Newton Howard qui a eu la lourde tâche de remplacer Howard Shore pour écrire pas moins de 3 heures de musiques en seulement 2 semaines !
A l’annonce de JNH comme remplaçant, les craintes des fans se sont apaisés car tout le monde connaît l’immense talent du compositeur californien qui s’est maintes fois brillement illustré dans de divers genres avec un très grand professionnalisme .
Que dire alors du score de JNH ? Et bien, on peut tout simplement dire que le compositeur a fourni un véritable travail, un effort considérable pour mener à bien la musique du film.
L’album s’ouvre sur le thème de King Kong, morceau d’introduction qui dévoile la grandeur et la menace du singe. Plutôt basique mais redoutablement efficace et prenant.
Passages tendres et mélodieux « A fateful meeting » « Beautiful » : subtil et sincère dans le traitement.  Trépident et enjoué avec passages jazzy : «  Defeat is always momentary ». Mystérieux et sombres

Le morceau le plus impressionnant de l’album reste « Tooth and claw » , pièce absolument dantesque ou l’orchestre se lâche littéralement et explose dans toute sa puissance.

L’album se conclut sur la partie V de « beauty killed the beast » de façon forte et émouvante ….

Au final si ce  King Kong  musical version 2005 ne brille pas par une originalité sans bornes et ne renouvelle pas les codes de la musique de film d’aventures fantastiques, James Newton Howard a cependant parfaitement rempli son contrat en donnant à sa partition une dimension grandiose, efficace, subtile et émouvante. Comment rester insensible à la force dantesque d’un « Tooth and claw » et à la grandeur majestueuse d’un « Empire State Building » ou d’un « Beautiful » morceau d’une subtilité et d’une beauté infinie sans oublier l’émotion du dernier morceau de l’album. ……
Il y a une simplicité et une certaine candeur dans la musique de JNH qui conviennent parfaitement au film peut être contrairement à la musique de d’Howard Shore qui aurait livré quelque chose de trop expérimental ou sophistiqué.
Le compositeur montre une fois de plus son immense professionnalisme et surtout son talent en ayant réussi à accoucher une partition de 3 heures absolument impressionnante avec ce petit plus d’émotion en seulement quelques semaines. Du beau travail ! Respect Monsieur Howard !
King Kong - 10/10 - Critique de Jean Christophe DELATTRE, ajouté le
C'est sur la foi des critiques de Soundtrack Mag que je viens d'en faire l'acquisition .
Pas d'erreur, c'est bien du Howard magistral. Pas de doute le maestro John Williams s'est trouvé un successeur. A l'époque où j'ai vu le film en salle ma bophilie n'avait pas encore atteint son paroxysme, et j'étais donc passé totalement à côté de ce score. Je me souviens juste d'un excellent Peter Jackson, mais cet opus de JNH doit effectivement figurer en bonne place, aux côtés de 'I am legend' du même auteur dans une collection digne de ce nom.
Golden Globes: Best Original Score (Nominé)
World Soundtrack Awards: Soundtrack Composer of the Year (Nominé)
World Soundtrack Awards: Best Original Soundtrack of the Year (Nominé)
Filmmusicsite.com Awards: Best Original Score (Nominé)
Bande annonce:



La bande annonce de cette B.O. contient de la musique de:

Dethroned, X-Ray Dog (Bande annonce)


Autres sorties de musique de King Kong (2005):

King Kong (2014)
King Kong (2011)


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