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The 7th Dawn
Original Motion Picture Sound Track


Movie Film release: 1964
 

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# Track   Duration
Side One
1.Opening Titles-Seventh Dawn3:15
2.Fire In The Native Village2:16
3.The Seventh Dawn2:47
4.The Trial1:27
5.Paradise Club2:47
6.The Seventh Dawn—Variations2:00
7.Battle In The Jungle3:29
 18:01
# Track   Duration
Side Two
1.The Seventh Dawn (Love Theme)2:48
2.Dhana’s Torment2:32
3.The Duel1:14
4.A Night In Malaya2:06
5.Prison Prayer3:48
6.The Governor’s Ball3:34
7.Jungle Attack/Ferris Meets Candace3:32
8.Closing Theme2:16
 21:49
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The 7th Dawn - 09/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
Adapté par Karl Tunberg, d’après le roman de Michael Deon, intitulé ‘The Durian Tree’, ‘The 7th Dawn’ (fr : La 7ème Aube) est sorti sur les écrans au moment où la guerre du Vietnam se déroulait, ce qui a rendu le sujet du film encore plus sensible. L’histoire narre comment trois amis qui ont combattu l'occupant japonais en Malaisie pendant la Seconde Guerre mondiale se retrouvent dans des camps opposés lors de l'insurrection communiste qui suit la guerre. D’une part il y a ‘Ferris’ (William Holden), un prospère propriétaire de plantation de caoutchouc, et de l'autre, il y a un ancien guérillero prénommé ‘Ng’ (Tetsurō Tamba), qui avec un esprit révolutionnaire, revient de Moscou encore plus engagé militairement pour l’indépendance de son pays. Et entre les deux hommes, il y a la maîtresse de ‘Ferris’, ‘Dhana’ (Capucine) qui est à la tête d'un syndicat d'enseignants, mais aussi déchirée entre les deux hommes.

La production du film a rencontré son lot de difficultés. Tout d’abord, l'alcoolisme galopant de William Holden l'a d'abord poussé à décliner le rôle principal. Mais après un bref séjour en cure de désintoxication il a changer d'avis. Et bien qu'il ait été hospitalisé pour consommation excessive d'alcool après la fin de la production, sa maladie n'a pas pu atténuer l'alchimie qu'il a eue à l'écran avec Capucine, le mannequin français avec lequel il entretenait une liaison à l'époque. Un autre problème rencontré était le désaccord entre Tunberg et le réalisateur Lewis Gilbert sur la prestation de Capucine en tant qu'Eurasienne, jugement qui s’est au final avéré faux, puisque après le tournage du film, son travail a été bien considéré par les critiques comme une étape importante de son évolution en tant qu'actrice. En plus, malgré que le réalisateur a consacré un temps considérable à développer les relations entre les personnages principaux, leur permettant de résonner à travers des séquences d'action impeccablement mises en scène, certaines critiques se sont moquées de l'idée d'opposer une histoire d'amour mélodramatique à un conflit politique mortel. Mais tous ces préjugés ont été balayé lors de la sortie du film en 1964. Les critiques ont reconnu que le film a été rehaussé par les magnifiques photographies de Frederick Young (Lawrence d'Arabie), lauréat d'un Oscar et d’autres ont reconnu que les paysages étaient l'une des véritables vedettes du film. La jungle malaise étouffante devient une toile de fond immersive pour les séquences d'action du film, qui comprennent une bataille prolongée et explosive entre les Britanniques et les Malais, et le combat à la machette de ‘Ferris’ contre ‘Ng’.

L'histoire d'amour au cœur du film est considérablement renforcée par la musique luxuriante de Riz Ortolani, dont le travail a été salué par le critique de Variety comme étant « une bonne musique de fond avec un certain potentiel de diffusion ». Son thème principal, interprété par des cordes sur de riches cuivres, crée une aura de compassion et de nostalgie pour les deux personnages principaux, évoquant un fort sentiment d'histoire entre eux, et servant parfois de thème à l'aspiration de ‘Dhana’ pour la paix en Malaisie. Bien qu'Ortolani illustre les lieux par des passages pentatoniques et un clavecin électrique aux sonorités asiatiques omniprésentes, la majorité des éléments de suspense et d'action de la partition proviennent de la formation jazz du compositeur, avec des trilles agités et des cuivres gémissants reflétant la rage de ‘Ng’ et des Malais envers les Britanniques. Ce matériel est le plus efficace lorsqu'il le juxtapose directement au thème principal, interrompant parfois l'air avec des houles inattendues de cuivres dissonants, laissant entendre que les méthodes de ‘Ng’ finiront par trahir ‘Dhana’ jusqu'à sa mort. Les pistes de l'album ne sont pas dans l’ordre du film et contiennent des arrangements des principales pièces de la partition, ainsi que des interprétations autonomes du thème principal, enregistrées spécialement pour le disque.

Passons en revue quelques séquences prises sur le LP sorti à l époque sous la bannière de ‘United Record’

‘Opening Titles—7th Dawn’ (A1) commence avec des accents de percussion puissants pour marquer l'angoisse d’un peuple opprimé de Malaisie. La disparité de gamme entre les accords d'introduction des cuivres suggère le saut d'octave vers le bas du thème principal chaleureux, qui est lu de manière pure une fois que les titres du film se déroule en travelling (1), dont beaucoup sont filtrés stylistiquement à travers la surface ondulante d'une rivière ; d’un sanctuaires dorés, des bougies flottantes et des fermiers indigènes au travail et petit à petit, la douceur du thème principal s’estompe. Par rapport au disque, la séquence du film est un peu plus longue, avec un premier sustain de cordes sous un texte remerciant le peuple et le gouvernement de Malaisie pour leur aide dans la réalisation du film.

The 7th Dawn’ (A3) est une interprétation tronquée du thème principal avec cordes et qui est largement inutilisé dans le film. Elle est insérer après l'incendie du village, lorsque ‘Ferris’ retrouve ‘Dhana’ dans un hôtel. S’ensuit la scène où elle roule à vélo. Cette scène est appuyé par une autre interprétation du thème de l'amour, plus colorée par des percussions à maillets. Un dard dissonant de cuivres en sourdine interrompt cette mélodie lorsqu'elle est confrontée à la police militaire, qui l'arrête après avoir trouvé des grenades dans le panier de sa bicyclette.

‘The Trial’ (A4) comprend deux autres partitions combinées à partir de différents moments du film. La première, lorsqu’au tribunal, ‘Dhana’ refuse de révéler l'endroit où se trouve ‘Ng’. Reconnue coupable elle est condamnée à la mort par pendaison. C’est une explosion dévastée de cuivres et de cordes qui est joué ici pour souligner la décision du juge. Il est directement suivit par le thème de l'amour pour illustrer le regard chaleureux qu’elle échange avec ‘Ferris’ puis par des percutions angoissantes alors qu'elle est escortée hors du tribunal.

Battle in the Jungle (A7) est un arrangement de musique de combat. Des percussions militaires se heurtent à des triolets de cuivres agressifs lorsque les Britanniques lancent une attaque contre la base cachée des terroristes, qui évacuent le complexe tout en essayant de repousser les soldats avec un barrage de tirs et de missiles. Des cuivres noueux s'écrient lorsque ‘Ng’ détruit un pont et s'échappe dans la jungle.

The 7th Dawn-Love Theme’ (B1) est une version pop du thème principal, qui n'a jamais été utilisée. Elle comporte des paroles signées Paul Francis Webster pour un chœur mixte et un accompagnement de clavecin électrique, de section rythmique et de cordes qui reprend le thème principal.

‘Dhana’s Torment’ (B2) combine à nouveau deux séquences bien distincts, dont le premier se produit un peu plus tôt dans le film. Pour le bien de ‘Ferris’, ‘Candace’ rend visite à ‘Dhana’ dans sa cellule de prison et l'implore de livrer ‘Ng’ aux Britanniques. Rejetant l’offre, elle lui demande d'aider ‘Ferris’ à l'oublier après son exécution. Une flûte à régime bas, un marimba et des cordes se mélangent dans une ligne descendante timide et le thème d'amour retentit pendant quelques secondes alors que ‘Dhana’ regarde son départ. La deuxième séquence se situe lorsqu’elle est dévastée par l'incendie du village malais. La ligne de cordes à l'unisson est rappelée et développée en une version tourmentée du thème principal alors que ‘Dhana ‘ laisse ‘Ferris’ derrière elle et court hystériquement dans la jungle. Le morceau se termine lorsque ‘Ng’ l'intercepte et l'embrasse.

‘The Duel’ (B3) plonge l’auditeur bien plus loin, jusqu'à l'action la plus importante du film. Celle où ‘Ferris’ et ‘Candace’ tentent de ramener ‘Ng’ pour empêcher l'exécution de ‘Dhana’. Bien que ce dernier accepte au départ, il semble revenir sur sa promesse lorsqu'il assène un coup de poing à Ferris’ et s'enfuit. Le combat à la machette qui s'ensuit entre les deux hommes est accompagné d'un développement percussif, agrémenté de coups de cuivres et de trilles.

Avec ‘The Governor’s Ball’ (B6), le saxophone et la trompette sont mis en valeur par un fond de jazz doux, alors que ‘Candace’ attend avec impatience l'arrivée de Ferris au bal de son père. Lorsqu'il arrive, ils dansent sur cet air avant que la fête ne soit interrompue par un terroriste posant une bombe.

Closing Theme (B8) reprend le magnifique thème. Il appuie la séquence lorsque ‘Ferris’ ne parvient pas à retourner sur la côte à temps pour empêcher l'exécution de ‘Dhana’. Il rend visite à ‘Candace’ pour lui annoncer qu'il quitte la Malaisie et qu'il ne reviendra jamais. Bien qu’elle lui avoue ses sentiments, il la quitte, en se reprochant de n’avoir pas su offrir une vie stable à ‘Dhana’, qui a préféré mourir pour une cause juste. Le thème de l'amour est repris dans toute sa gloire, offrant un espoir de paix alors qu’il monte dans son hélicoptère en jetant un dernier regard vers Candace. Le thème reprend son cours jusqu'aux titres de fin. Si l'album offre un dernier rictus de cuivres pessimistes et dissonants, celui-ci n'apparaît pas dans le film.

Avec cette partition, Riz Ortolani s’est véritablement surpassé, offrant une magnifique composition digne de l’âge d’or hollywoodienne. En l’absence de réédition, je regrette que celle-ci soit si peu connue. Si vous avez la chance de posséder ’édition originale, croyez moï, gardez là bien dans votre collection, n’hésitant pas à la sortir de temps en temps pour la réécouter.

(1) Le travelling est un déplacement de la caméra au cours de la prise de vues cinématographique, pour suivre un sujet en mouvement, pour s'en rapprocher ou s'en éloigner, ou pour le contourner et le voir sous un nouvel angle.

FilmClassic

Other releases of The 7th Dawn (1964):

7ème Aube, La (1964)


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