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Cheyenne Autumn


Movie | Released: 1983 | Film release: 1964 | Format: Vinyl
 

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# Track   Duration
1.Overture3:10
2.Main Title2:17
3.Indians Arrive1:27
4.Friend Deborah / Waiting for Supplies2:25
5.Rejection4:15
6.Truth0:52
7.Entr'acte1:17
8.River Crossing2:24
9.Dodge City2:14
10.Cattle Drive1:46
11.Lead Our People Home3:09
12.The People1:10
13.Spring / Soldiers / Alarm3:18
14.End Title & End Cast0:52
 30:36
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Cheyenne Autumn - 07/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
Dernier western réalisé par John Ford, ‘Cheyenne Autumn’ (fr : Les Cheyennes) présente les Indiens sous un jour favorable. Compatissant à leur sort, le réalisateur inscrit cette œuvre dans le contexte de la renaissance de l'identité indienne et du regain des revendications des différents « Native Americans » dans les années 1960 et 1970.

Le choix de Ford sur le plan musical fut également particulier. En effet, l’auteur de ‘The Searchers’ (fr : La Prisonnière du désert) et ‘The Quiet Man’ (fr : L’homme tranquille) n'aimait pas la musique dans les films mais la considérait comme un mal nécessaire. Lorsqu’il a écouté pour la première fois la partition de North, sa vision négative concernant la musique de film fut largement renforcée. il l’a détestait tout simplement (1). En effet, les sensibilités d’Alex North en matière de composition étaient aussi éloignées que possible des pionniers de la musique de western comme Max Steiner, Dimitri Tiomkin, Elmer Bernstein et consorts. Inévitablement, alors que l'on pourrait dire que ces autres compositeurs ont surtout mis en valeur les lieux, le seul objectif de North (comme pour chaque partition qu'il a écrite) était de mettre en valeur le drame humain. Dissonant et inconfortable pour la plupart des séquences, ‘Cheyenne Autumn’ ne plaira pas à beaucoup d'auditeurs. Ironiquement, elle est bien trop avant-gardiste pour être utilisée dans un film actuel, - ce qui montre bien à quel point ce compositeur était en avance sur son temps.

Passons à présent quelques séquences tirées du 33 tours :
L’Overture’ (A1) de la partition, si l'on peut l'appeler ainsi, est un énorme rassemblement de forces orchestrales de mauvais augure, développé de façon optimale durant la seconde partie (on y perçoit la même orchestration que l’excellente BO de ‘Spartacus’).

Sa seule concession au lyrisme est le magnifique thème entendu pour le personnage de ‘Deborah’ (Caroll Baker) - écoutez ‘Friend Deborah’ (A4) pour comprendre ce que je veux dire - ce n'est pas aussi radical que ‘Spartacus’, mais c'est beau, vraiment beau.

La musique d'action imprègne d’autres pistes, notamment la palpitante ‘River Crossing’ (B1), composée exclusivement de cuivres et d'une section de percussion massive.

Magnifique également, du moins à mes oreilles, la musique angoissée des Indiens Cheyennes, qui rentrent chez eux dans le Dakota depuis l'Oklahoma au cours d'un voyage périlleux. Avec la séquence ‘Lead Our People Home’ (B4), North était, bien sûr passé maître dans ce genre de musique psychologique, et elle est ici particulièrement touchante. Évitant toute idée d'utiliser une musique ethnique pour dépeindre les Indiens, il a jugé, et à juste titre, qu'il était plus important de marquer l'émotion par la musique, plutôt que de souligner ce que les gens pouvaient déjà voir, c'est-à-dire que nous avons affaire à des Indiens.

Bien que dramatique, il y a aussi des moments d'humour (quelque peu forcé) dans le film. On le perçoit clairement dans la séquence ‘Dodge City’ (B2), avec ce qui semble être une quasi-parodie des partitions de westerns, le tout dans le style unique de North. La séquence aurait pu facilement se faire remarquer, mais il est parvenu à atténuer l'humour juste assez pour qu'elle passe sans paraître trop déplacée.

Enfin, bien qu’elle soit courte, la séquence ‘End Title & End Cast’ (B7) recèle une formidable finale soutenu par des cordes, mêlés de cuivre et d'une section de percussion massive. C’est tout bonnement fantastique !

Bien que le film est sorti en 1964, il faudra attendre 1983, soit presque 20 ans pour que ce score soit enfin édité (2). Réédité à la fin durant les années 1990, ces LP’s sont devenu assez rare à dénicher. C’est en 2016 que le label Intrada sort un double CD (vol 362) contenant de nombreux bonus par rapport à l’édition initiale que je décris.

En résumé : Alex North s’est toujours efforcé d'accomplir quelque chose de nouveau avec ses partitions, n'étant jamais prêt à refaire les mêmes erreurs ou à suivre le courant. Chaque phrase de chaque séquence avait un sens et ses fans trouveront plus à découvrir chaque fois qu'ils écouteront une de ses partitions. Ici, bien loin des traditionnels clichés de western hollywoodien des années 1950- 60 et avec une partition crépusculaire, dissonante, exigeante, d’accès forcément un peu difficile pour le néophyte, cette BO recèle en son sein une terrible beauté de fin du monde. Donc, sur ce point, ‘Cheyenne Autumn’ est à couper le souffle.

(1) North avait été engagé contre son gré par le producteur Bernard Smith.
(2) Cette musique a été édité sur Label X. Franchement, je n’ai jamais su s'il s'agissait d'un bootleg ou non ???

FilmClassic

Other releases of Cheyenne Autumn (1964):

Cheyenne Autumn (1987)
Alex North at the Movies (1996)
Cheyenne Autumn (2016)


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