Inferno


Sony Classical 07/10/2016 CD (0889853019229)
Film Sortie du film: 2016
 

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# Track   Duration
1.Maybe Pain Can Save Us3:02
2.Cerca Trova3:17
3.I'm Feeling A Tad Vulnerable2:08
4.Seek And Find2:03
5.Professor4:26
6.Venice5:44
7.Via Dolorosa #12 Apartment 3C4:20
8.Vayentha4:38
9.Remove Langdon3:17
10.Doing Nothing Terrifies Me3:24
11.A Minute To Midnight1:52
12.The Cistern6:43
13.Beauty Awakens The Soul To Act5:58
14.Elizabeth4:33
15.The Logic Of Tyrants5:07
16.Life Must Have It's Mysteries3:54
17.Our Own Hell On Earth6:19
 70:45
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Inferno - 07/10 - Critique de Damien , ajouté le
Avec 'Inferno', Hans Zimmer nous prouve une nouvelle fois ce qu'il nous prouve à chaque film: une imprédictibilité totale, qui s'est exacerbée ces dernières années. Qui s'attendait à la révolution sonore d'Inception en 2010? Qui avait vu venir la brutalité de The Dark Knight Rises? Qui avait anticipé la palette sonore et l'énergie de Man of Steel? Qui avait imaginé ce mélange barré de rock et d'électro pour The Amazing Spider-Man 2? Les orgues d'Interstellar? La douceur mélancolique du Petit Prince? Et l'an dernier, l'anarchie électronique totale de Chappie?

Associé par beaucoup au genre 'épique' au début des années 2000, et ce malgré un début de carrière résolument électronique et rock, Zimmer n'a pourtant jamais cessé d'évoluer et de varier les styles, des films historiques aux thrillers d'action en passant par l'animation et les (nombreuses) comédies romantiques.

En 2005, Hans Zimmer livrait The Da Vinci Code, une bande originale quasi religieuse, purement orchestrale et très classique dans sa construction, clôturée en apothéose par 'Chevalier de Sangreal', devenu depuis l'un des morceaux cultes du compositeur. 3 ans plus tard arrivait Angels & Demons, enraciné dans la même base mystico-religieuse où les choeurs avaient la part belle, mais cette fois dans une ambiance beaucoup plus sombre et nerveuse où synthés et orchestre cohabitaient en harmonie.

11 ans après le début de la trilogie 'Robert Langdon', la direction dans laquelle Zimmer (et son réalisateur Ron Howard, ne l'oublions pas) partirait était tout sauf garantie. S'il fut d'abord question de mettre à nouveau l'emphase sur les choeurs, le temps et les discussions (et le budget?) ont visiblement réduit ces premières idées à néant.

Si certains thèmes des films précédents font évidemment leur retour, la bande originale marque par son instrumentation totalement électronique, d'une modernité presque clinique. Et c'est là que le terme 'expérimentation' prend tout son sens. Jamais Hans Zimmer n'avait encore été aussi loin dans le sound design, qu'il avait jusqu'ici toujours mêlé à des mélodies et motifs relativement accessibles. Sur Inferno par contre, le sound design est viscéral, percutant, désorientant. Il y a fort à parier que le film contient de nombreuses scènes d'hallucination - c'est la seule manière d'expliquer des pistes telles que 'Seek and Find' ou 'Vayenta', qui sont de véritables assauts sensoriels, techniquement intéressantes, mais une épreuve considérable à l'écoute isolée.

Tout n'est évidemment pas si extrême. La première partie du disque est très axée sur l'action et le suspense, toujours très électronique, portée par un rythme incessant et de brèves références aux thèmes bien connus de la saga (orchestrés tellement différemment qu'on a parfois l'impression de les entendre pour la première fois). Les textures sont évidemment très riches, entre les violons distordus et le martèlement de la piste d'ouverture, les basses furieuses de 'Cerca Trova' ou l'atmosphère planante de 'Professor', qui offre une réinterprétation inédite de 'Chevalier de Sangreal'.

La deuxième partie du disque, toujours aussi électronique, propose davantage de pistes d'ambiance calmes. 'Beauty Awakens the Soul to Act' n'est autre qu'une reprise du superbe climax de 'Science & Religion' d'Angels & Demons. 'Elizabeth' est l'un des nouveaux motifs récurrent de ce nouveau volet; quelques notes esquissées au piano, qui apportent une touche chaleur, une élégance bienvenue au milieu de toute cette folie.

Et puis, il y a aussi quelques inévitables pistes d'action plus intenses, pour lesquelles Zimmer a ressorti le son cuivré massif dont il a le secret ('The Cistern', 'The Logic of Tyrants'). 'Life Must Have it's Own Mysteries' propose une très jolie et intense reprise du thème principal. Il ne s'agit ni plus ni moins que de la version 'live' de 'Chevalier de Sangreal/503' interprétée lors de la tournée européenne de Hans Zimmer, pour les fans qui ont eu la chance d'y assister.

Si cette dernière piste mettra tout le monde d'accord, il est indéniable qu'Hans Zimmer a pris un fameux risque avec cette bande originale, qui en déstabilisera plus d'un, et provoquera certainement des réactions très partagées. Mais critiquer Zimmer pour ce choix, c'est oublier que c'est justement cet éclectisme, ce refus des conventions, ce regard résolument tourné vers l'avant, qui ont fait de lui l'un des plus grands compositeurs modernes.
Bande annonce:





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