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Anatomy of a Murder
Columbia ‎– CS 8166


Columbia Records 1959 Vinyle
Film Sortie du film: 1959
 

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# Track   Duration
Side One
1.Main Title And Anatomy Of A Murder3:51
2.Flirtibird2:11
3.Way Early Subtone3:59
4.Hero To Zero2:11
5.Low Key Lightly3:38
6.Happy Anatomy2:28
 18:18
# Track   Duration
Side Two
1.Midnight Indigo2:41
2.Almost Cried2:26
3.Sunswept Sunday1:51
4.Grace Valse2:28
5.Happy Anatomy1:25
6.Haupe2:16
7.Upper And Outest2:20
 15:27
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Anatomy of a Murder - 08/10 - Critique de FilmClassic , ajouté le (Français)
Écrit par le juge de la Cour suprême du Michigan John D. Voelker sous le nom de plume Robert Traver, ‘Anatomy of a Murder’ (fr : Anatomie d'un meurtre) a très vite suscité l’intérêt d’Otto Preminger pour l’adapter au cinéma. Il a engagé Wendell Mayes pour le scénario ainsi que d’excellents acteurs, comme James Stewart, Lee Remick, Ben Gazzara, Eve Arden et George C. Scott.

Bien que le langage utilisé dans le film ait suscité de nombreuses controverses (1), ce film a été plutôt bien été accueilli tant par la critique que par le public, générant des recettes estimées à $ 11 millions de dollars (2).

En introduisant pour la première fois un idiome de jazz pour la partition du film ‘A Streetcar Named Desire’ (fr : Un tramway nommé Desire), Alex North s’est qualifié pionnier dans cette nouvelle vague. Rapidement d’autres compositeurs ont suivi, comme Elmer Bernstein pour ‘The Man With The Golden Arm’ (fr : L’homme au bras d’or) ou encore ‘Sweet Smell Of Success’ (fr : Le Grand Chantage). Il devenait évident que l’introduction du jazz dans une bande sonore allait largement influencer le nouveau son hollywoodien au cours d'une période faste pour la réalisation et la mise en musique de films.

C’est dans ce contexte que Preminger a fait appel au célèbre jazzmen Duke Ellington. Ce dernier, soucieux d’élargir ses horizons musicales a répondu favorablement à ce projet. Secondé par Billy Strayhorn, ainsi que plusieurs membres de son équipe, notamment Johnny Hodges, Paul Gonsalves, Harry Carney, Russell Procope et William ‘Cat’ Anderson, tous ont largement participé à l’élaboration de cet album (3).

Édité le 29 mai 1959 par Columbia Records, et bien qu'elle soit entendue par bribes, la partition contient certaines des musiques les plus évocatrices et éloquentes, attirant l'attention d’un parfum séduisant au même titre que celui que porte une femme fatale ! Depuis lors, cet album a été réédité en format CD en 1987, en 1991, et 1995. Saluons enfin l’initiative en 1999, lorsque Sony, dans une édition de luxe édite un autre comprenant 13 séquences en bonus.

Les historiens du cinéma la reconnaissent comme un point de repère - la première musique de film hollywoodienne significative composée par des Afro-Américains comprenant de la musique non diégétique, c'est-à-dire de la musique dont la source n'est pas visible ou impliquée par l'action du film, comme un orchestre à l'écran. La partition évite les stéréotypes culturels qui caractérisaient auparavant les partitions de jazz et rejette une adhésion stricte aux visuels d'une manière qui présage le cinéma de la Nouvelle Vague des années 60. Elle a part ailleurs largement récompensé Duke Ellington en remportant trois Grammy Awards en 1959, celui de la meilleure interprétation par un orchestre de danse, celui de la meilleure composition musicale enregistrée et diffusée pour la première fois en 1959 et celui du meilleur album de pistes sonores.

C’est donc un Must pour tous les amateurs de jazz et de musique de film que je conseille vivement à tous.

(1) Par exemple, le film a été temporairement interdit par le maire de Chicago, Richard J. Daley ainsi que par le commissaire de cette ville, fortement catholique. Preminger a déposé une requête auprès du tribunal fédéral de l'Illinois et la décision du maire a été annulée.
(2) En 1989, l'American Bar Association l'a classé parmi les 12 meilleurs films de procès de tous les temps. Il a été également été utilisé comme outil d'enseignement dans les facultés de droit, car il englobe (du point de vue de la défense) toutes les étapes fondamentales du système de justice pénale américain, de l'entretien avec le client et la mise en accusation jusqu'au procès.
(3) Duke Ellington, en personne, apparaît brièvement dans le film en interprétant le rôle de ‘Pie-Eye’, le propriétaire d'un relais routier dans la séquence où ‘Paul Biegler’ (James Stewart) et ‘Laura Manion’ (Lee Remick) s'affrontent.

FilmClassic

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