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For Whom the Bell Tolls


Film | Date: 1958 | Sortie du film: 1943 | Type: Vinyle
 

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# Track   Duration
1.Prelude-Train Wreck2:39
2.Travel To The Cave-The Gypsy5:36
3.Pilar4:23
4.Warning In The Night3:16
5.Maria's Story3:09
6.Maria2:59
7.Massacre1:58
8.The Earth Has Moved3:44
9.The Bridge Is Blown4:13
10.Roberto's Farewell5:46
 37:43
Introduisez votre critique

 

For Whom the Bell Tolls - 07/10 - Critique de FilmClassic , ajouté le (Français)
La dernière œuvre du romancier américain ‘Ernest Hemmingway’ intitulée ‘For Whom the Bell Tolls’ (fr : Pour qui sonne le glas) dressait un tels portrait puissant sur la guerre civile espagnole, que de nombreux studios pensaient pouvoir l’adapter au grand écran. Cependant, la demande d‘Hemmingway’ de 100 000 $ pour les droits cinématographiques ainsi que le contrôle de la sélection des acteurs principaux furent les raisons d'un échec. Cependant, Paramount, pensait différemment. Vu l’adaptation au cinéma pour son précédent roman ‘A Farewell to Arms’ (fr : L’adieu aux armes) (1), qui engrangea une solide recette aux studios, ils ont accepté de payer un montant stupéfiant de 150 000 $ pour les droits du film et a accédé au désir de l’écrivain pour le choix des deux rôles principaux, à savoir ‘Gary Cooper’, dans le rôle de 'Robert Jordan' et ‘Ingrid Bergman’, dans le rôle de 'Maria'. Après que ‘Cecil B. DeMille’ a abandonné la production et la réalisation du film, c’est ‘Sam Wood’ qui a pris les rênes et a produit et réalisé le film avec un budget de 3 millions de $. Il fait appel à ‘Louis Bromfield’ pour retravailler le scénario existant, ainsi qu’à ‘Dudley Nichols’ pour terminer enfin la pièce à l’écran.

L’histoire se déroule en Espagne pendant la guerre civile espagnole (1936-1939), qui opposait les républicains et les alliés fidèles au gouvernement du Front populaire de gauche de la Deuxième République aux nationalistes conservateurs et aux alliés fascistes dirigés par ‘Francisco Franco’. C’était un conflit impliquant la lutte des classes, la religion contre la laïcité et la démocratie contre la dictature. De nombreux idéalistes du monde entier ont quitté leur pays pour le romantisme de se battre avec les républicains dans une noble cause défendant la liberté contre la marée montante du fascisme. Parmi-eux ‘Robert Jordan’, un américain qui rejoint un groupe de guérilleros antifascistes et tombe amoureux de l’un de ses membres ‘Maria’. Le film a été un succès commercial modeste, ainsi que par la critique gagnant neuf nominations aux Oscars notamment un pour la meilleure musique de film.

Depuis 1935, ‘Victor Young’ était sous contrat avec les studios Paramount et était l’un des compositeurs de premier plan avec un palmarès inégalé de quatorze nominations pour un Oscar (2). Comme d’habitude, il a pris cette mission avec sa passion habituelle, composant la partition entière en cinq semaines, avec deux semaines supplémentaires prises pour l’enregistrer pleinement. Par la suite, il a raconté que l’écriture de celle-ci « était plus difficile que d’écrire une symphonie... Beaucoup plus difficile en fait ». ‘Young’ a compris que pour l’authenticité, il devait insuffler à son paysage sonore des auras espagnoles, des sensibilités et des instruments locaux tels que les castagnettes et le tambourin afin de parler au temps et au lieu. À cette fin, il a assidûment recherché et embrassé l’esprit castillan des compositeurs espagnols comme ‘Albéniz’, ‘Granados’ et ‘de Falla’.

Pour soutenir son paysage sonore, ‘Young’ proposa trois thèmes principaux : le thème républicain, qui sert d’identité au combattant républicain. Les tambours martiaux et les cordes dramatiques offrent une force et une détermination franche, qui parlent de leur cause dans la défense de la liberté. Le compositeur nous baigne dans des « auras castillanes classiques », qui parlent immédiatement du cadre, où nous discernons également une certaine tristesse dans les notes, une allusion à la tragédie à venir.
Le thème de l’amour offre beaucoup des moments les plus transcendants de la partition. Il parle de la romance entre ‘Roberto’ et ‘Maria’, vouée à ne jamais être pleinement réalisée. Sa mélodie à cordes est passionnée, et si pleine de désir, qu’il traduit l’histoire de deux amants pris dans un courant croisé, cruel et impitoyable de la guerre.
Enfin, il y a le thème de ‘Pilar’. Celui-ci propose une mélodie plaintive de guitare classique espagnole, qui parle de ses doutes, de ses sentiments d’être laide et indigne, de vulnérabilités gardées sous un extérieur bourru et dur. Pour les méchants, les fascistes, ‘Young’ soutient leur identité collective avec des cornes et des tambours militaires, ce qui témoigne de leur menace et de leur brutalité.

Sorti en 1944, sous le label ‘Decca Records’, cette édition comprenant un superbe album en trois disques 78t est devenu au fil du temps une pièce difficile à obtenir. Une Master Pièce pour tous les collectionneurs ! Début des années 1950 et avec l’avènement du format 33t, les mêmes éditions ont produit un repiquage de toute leur collection édité auparavant en 78t. C’est ainsi qu’il ont produit un LP qui comprenait sur la face A ce score (et B pour la musique du film ‘Golden Earrings’). Rapidement épuisé, il fut réédité simultanément en 1958. L’un toujours chez Decca Record et l’autre chez Warner Bros. Avec le visage sanglotant d’Ingrid Bergman’ en gros plan sur l’avant de la pochette, la particularité pour cette dernière est qu’elle fut dirigée par le compositeur-arrangeur ‘Ray Heindorf’.
Au fil du temps, d’autres éditions sont parues, toujours dans l’esprit d’apporter des bonus supplémentaires.
N’étant pas amateur d’édition CD, voire de réédition tout court, je voudrais quand même conseillé aux jeunes générations l'édition parue chez Varèse qui semble être pour l’instant la plus complète. Bien qu’elle ne rende tout simplement pas justice à ce classique, elle offre quand même une bonne expérience d’écoute (3).
J’espère sincèrement qu’un label projettera dans l’avenir d’amener la partition complète sur le marché car celle-ci est intemporelle.

Pour clôturer cette critique, je dirais que scène après scène, la musique de ‘Victor Young’ renforce la narration du film, réalisant à plusieurs reprises des confluences cinématographiques d’une beauté rare, émouvante et exquise. Je crois que cette partition témoigne de la maîtrise de ‘Young’ pour sa passion, pour son métier. Je vous recommande fortement d’ajouter cette partition à votre collection, et cela jusqu’à ce qu’une partition complète soit enregistrée. De plus je vous invite à regarder le film lui-même pour découvrir le souffle, le génie de ce que ‘Victor Young’ a accompli.

(1) Il s’agit de la version de 1932 réalisé par ‘Frank Borzage’ et non de celle réalisé en 1957 par ‘Charles Vidor’
(2) Nominé à plusieurs reprises, ‘Victor Young’ a remporté un seul Oscar (à titre posthume) en 1957 pour ‘Around the World in 80 Days’ (fr : Le tour du monde en quatre-vingts jours).
(3) Bien plus d’une heure de score n’est pas inclus, y compris de nombreux passages d’une beauté exquise.

FilmClassic

Autres sorties de musique de For Whom the Bell Tolls (1943):

For Whom the Bell Tolls (2012)
For Whom the Bell Tolls (2013)
For Whom the Bell Tolls (2014)
Cinema Rhapsodies: The Musical Genius of Victor Young (2006)
For Whom the Bell Tolls (2017)
For Whom the Bell Tolls (1943)


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