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1917


Sony Classical 20/12/2019 Descarga
Sony Classical 20/12/2019 CD (0194397027624)
 

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# Pista   Duración
1.19171:17
2.Up the Down Trench6:19
3.Gehenna3:34
4.A Scrap of Ribbon6:29
5.The Night Window3:41
6.The Boche3:21
7.Tripwire1:40
8.A Bit of Tin2:02
9.Lockhouse4:03
10.Blake and Schofield4:20
11.Milk10:10
12.Ecoust-Saint-Mein2:36
13.Les Arbres3:36
14.Englander4:29
15.The Rapids1:29
16.Croisilles Wood2:06
17.Sixteen Hundred Men6:32
18.Mentions in Dispatches3:44
19.Come Back to Us5:39
 77:07
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1917 - 10/10 - Crítica de David-Emmanuel Thomas, Publicado en (Francés)
Des aveux de Thomas Newman, la conception musicale de 1917, « exigeante en termes de rythmes » aura nettement été facilitée par son expérience passée sur les deux précédents James Bond. Le compositeur livre ici sa définition de la musique d’un film de guerre en proposant avec son complice Sam Mendes une expérience auditive purement viscérale. Cet hommage probant au grand-père du cinéaste, Alfred Mendes, assigné au poste de signaleur dans le premier bataillon de la Brigade des fusiliers à l’âge de 17 ans pendant la Première Guerre Mondiale, s’inspire librement des récits qu’il lui contait passionnément durant son enfance tout en s’attachant particulièrement « à évoquer son état d’esprit – ce que ces hommes ont subi, leurs sacrifices, et leur foi en une cause qui les dépassait ». Les interprètes Dean-Charles Chapman (Blake) et George MacKay (Schofield) immortalisent ces archives au cinéma en campant deux soldats britanniques missionnés par le général Erinmore (Colin Firth) pour délivrer un message pouvant empêcher une offensive dévastatrice qui causerait inévitablement la mort de centaines de soldats y compris le frère de Blake (Richard Madden). A l’image du Dunkerque de Christopher Nolan (2017), Mendes n’a pas souhaité surcharger son œuvre d’une tristesse musicale trop prononcée, invitant ainsi Newman à « accéder à de nouveaux types de paysages psychologiques » qui tendent à soutenir habilement sa mise en scène immersive. Enregistré aux mythiques studios d’Abbey Road, ce score quasi monolithique se dispense d’un patriotisme musical conventionnel pour s’efforcer de « ne pas attirer l’attention sur les protagonistes, N.D.L.R. Blake et Schofield ».


Une électronique au ton caverneux souligne continuellement le péril de leur mission (« The Boche », « Tripwire ») tout en rythmant leur traversée du no man’s land et des lignes ennemies (« Lockhouse », « Milk »). Parfois rebutante, elle se charge également de dénoncer au passage les atrocités de la guerre (« The Rapids »). Soudainement, un piano cristallin émerge du néant sonore qu’il nimbe en retour d’une douce mélancolie (« Gehenna », « Milk », « A Scrap of Ribbon », « A Bit of Tin »). Plutôt en retenue sur la première moitié du film, sa musique devient plus expressionniste en déployant une armée de notes plus percutantes et harmonieuses, amorcée par l’exaltant et lumineux « The Night Window » qui sublime la photographie de Roger Deakins. La mort inopinée de Blake entraîne cette évolution sonore : le piano déchirant de « A Bit of Tin » traduit l’accablement d’un Schofield en deuil, alors que le violoncelle solennel de « 1917 » et « Come Back to Us » synthétise la perte et la douleur liées à la guerre. Aussi rares soient elles, les séquences d’action musicales amplifient l’immersion du spectateur tout en accroissant la splendeur héroïque des scènes à l’écran (« Englander », « Sixteen Hundred Men »). Impossible pour Newman de dissimuler ici ses influences zimmeriennes : le violoncelle électrique de The Dark Knight (C. Nolan, 2008) répand l’anarchie dans « Tripwire », les nappes synthétiques de Dunkerque se répandent dans « Up the Down Trench » et les violons épiques de La Ligne Rouge (T. Malick, 1998) retentissent dans « Sixteen Hundred Men ». Ce dernier morceau présente d’ailleurs une analogie particulièrement frappante avec son homologue « Journey to The Line » dans sa construction et sa composition instrumentale. La montée en puissance frissonnante de l’orchestre – comprenant pas moins de 67 musiciens – menée de front par des cuivres palpitants vient nimber de gloire l’achèvement de la mission de Schofield pour finalement déboucher sur un morceau incroyablement émouvant. Un violoncelle semi-victorieux et plaintif, escorté par le tracé des cordes caractéristiques de la Newman touch, vient ainsi clôturer cet hymne aux disparus de la Grande Guerre (« Come Back To Us »);

Critiqué pour son conservatisme fringuant qui semble lui porter sérieusement préjudice aux Oscars, le compositeur parvient admirablement à se réinventer grâce à cette œuvre palpitante et intime qui lorgne parfois du côté de son confrère Hans Zimmer (The Dark Knight, La Ligne Rouge, Dunkerque). D’un côté, son 1917 surprend par son caractère épique et nerveux (« The Night Window », « Englander », « Sixteen Hundred Men »), assez inhabituel dans le registre du cadet des Newman’s, et de l’autre, il triture l’empathie des cinéphiles par ses accords lacrymogènes plus familiers (« A Bit of Tin », « Come Back to Us »). On espérait que cet hymne saisissant aux disparus de la Grande Guerre puisse lui apporter le sacrement qu’il mérite dument... Probablement LA claque émotionnelle de cette année 2020 mais aussi un nouveau chef d’œuvre du grand Thomas Newman !
Oscars: Best Original Score (Nominado)
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