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The Black Hole
Japanese Pressing - CX 7007 BV


Movie Film release: 1979
 

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# Track   Duration
1.Overture2:27
2.Main Title1:46
3.The Door Opens3:38
4.Zero Gravity5:53
5.Six Robots1:59
 15:43
# Track   Duration
1.Durant Is Dead2:31
2.Start The Countdown3:51
3.Laser2:15
4.Into The Hole5:00
5.End Title2:34
 16:10
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The Black Hole - 08/10 - Review of FilmClassic , submitted at (French)
The Black Hole’ (fr : Le trou noir) devait être la contribution de ‘Disney’ pour amener le genre de film catastrophe à succès comme une « aventure Poséidon dans l’espace ». Conçu en 1975, le film, au stade de projet, n’avait jamais pu être concrétisé jusqu’à ce que le phénomène ‘Star Wars’ serve à catalyser une résurgence du genre épique spatial. C’est ‘Gary Nelson’ qui a été choisi pour réaliser cette aventure, avec le concours de ‘Jeb Rosebrook’, chargé d’adapter le scénario. Le film avait quand même un bon casting puisqu’il comprenait ‘Ernest Borgnine’, ‘Yvette Mimieux’, ‘Anthony Perkins’, ‘Maximillian Schell’, ainsi que ‘Roddy McDowall’ qui a fourni la voix du robot ‘Vincent’.

Se déroulant en l’an 2130 de notre ère à bord de ‘l’USS Palomino’, l’histoire détaille la découverte d’un vaisseau spatiale nommé ‘l’USS Cygnus’ disparu depuis longtemps. Apparemment à l’abandon, en orbite autour d’un trou noir massif juste au-delà de son horizon, une exploration plus détaillée va mener à une sombre découverte qui menace de mettre fin à la vie de toutes les personnes impliquées.

Bien que ‘Disney’ ait conçu le film comme une épopée dans le moule de ‘2001: A Space Odyssey’ et fourni une histoire remplie de références symboliques à l’Enfer de Dante, une réalisation peu inspirée et un scénario vraiment médiocre ont entraîné un échec critique. Le film a néanmoins été un succès commercial en raison de ses effets spéciaux étonnants et de sa myriade de robots qui ont conquis le cœur du public.

À la fin des années 1970, quand il a été sollicité pour composer la musique de ‘The Black Hole’, ’John Barry’ connaissait un succès incroyable à Hollywood. Il venait tout juste de sortir de deux œuvres de science-fiction, ‘Starcrash’ (fr : Le choc des étoiles) et un nouvel opus de la saga ‘James Bond’ intitulé ‘Moonraker’.

Pour 'The Black Hole', il a choisi d’écrire deux thèmes principaux qui capturaient l’aventure ainsi que le mystère qu’était le trou noir. ‘Barry’ a déclaré que « le concept de cette chose tourbillonnante sans fond, était l’image centrale du film et la pensée derrière le mouvement du thème principal ». Le fait qu’il s’agissait du premier enregistrement numérique d’une musique de film était significatif et, en tant que tel, ‘Barry’ a reçu un orchestre de 94 musiciens pour le rendre mémorable. Bien que sa partition a été nominée pour un ‘Saturn Award’ de la meilleure musique, il ne l’a pas remporté (1). Il convient également de noter la contribution du faisceau de blaster de ‘Craig Huxley’, un instrument unique constitué d’un faisceau en aluminium, enfilé de fils métalliques, monté horizontalement à la manière d’un xylophone frappé, pincé ou martelé pour créer une résonance métallique. ‘Barry’ a utilisé son son dans sa partition.

J’ai choisi de vous détailler quelques séquences sur l’exemplaire LP que je possède dans ma collection :

’Overture’ (A1) présente ce qui ne peut être décrit que comme une inversion rétrograde du thème principal de ‘Star Wars’ de ‘John Williams’. Il est intéressant de dire que le thème de ‘Williams’ est né de l’amour de ‘George Lucas’ pour le titre principal ‘Kings Row’ (fr : Crimes sans châtiment – 1942), d’Erich Wolfgang Korngold ! Je dois dire que l’approche de ‘Barry’ est une tournure intelligente et parfaitement conçue. La musique est une marche classique qui s’ouvre par une fanfare héroïque énoncée d’abord dans le registre supérieur, puis répétée à mi-distance sur des timbales militaristes. Une trentaine de seconde plus tard, le compositeur introduit des cordes et des tubas pour inaugurer la seconde partie du thème qui est accentuée par des bois trillés qu’il répète également puis alterne avec le début du thème. C’est une ouverture amusante et bravade qui réussit sur tous les plans.

‘Main Title’ (A2) est une pièce étonnante en ce que son thème puissant et complexe anime l’ensemble de la partition. Il joue sur le générique d’ouverture, qui est aspiré séquentiellement dans le vortex du trou noir. Le signal s’ouvre sur un prélude de violons éthérés qui font une référence à ‘Saturne du compositeur ‘Gustav Holst’ pour son œuvre intitulée ‘les Planètes, en 1913. Puis quelques secondes plus tard, ‘Barry’ introduit le thème principal multi-phrase, qui comprend un sentiment de gravité rendu par un synthétiseur comme un ostinato tourbillonnant destiné à transmettre les courants de vortex liés au trou noir. Cet effet de motif est brillamment conçu. La première partie (que j’intitulerai phrase A) de cette séquence se présente comme une marche sombre et porteuse qui met en scène des trombones jouant sur des timbales en contrepoint de l’ostinato tourbillonnant du synthétiseur. Comme c’est la coutume pour ‘Barry’, il répète la phrase A avant d’introduire la phrase B à 0:55. La musique se poursuit sur le sentiment de gravité avec des trombones qui gagnent en intensité alors qu’ils luttent dans leur mode mineur pour se libérer et émotif un sentiment d’héroïsme. Au lieu de culminer, ils se laisse abandonner pour un tout dernier retour finale de la phrase A.

‘Zero Gravity’ (A4) est un indice d’une grande complexité et un point culminant de la partition, qui présente un défilé de thèmes. Alors que nous voyons le ‘Palomino’ scanner la coque du ‘Cygnus’ avec des projecteurs, nous entendons à nouveau le prélude du titre principal. Puis, une déclaration complète du thème principal revient en force et joue sur le sentiment gravité. Plus d’une minute plus tard, une ligne de cordes lyrique émerge avec des accents de faisceau de blaster et l’orchestre reprend le motif Gravité pour souligner l’embarquement de l’équipage en apesanteur alors qu’ils partent à bord du ‘Cygnus’. C’est vraiment ‘Barry’ à son meilleur niveau !

Avec ‘Laser’ (B3), Barry introduit la phrase A de son thème, un hymne de puissance festif qu’il a façonné dans l'Ouverture (A1). Ce thème modal émouvant, chargé de cornes et majeur soutient l’incroyable bataille laser qui se déroule entre l’équipage en fuite et le corps de robots dirigé par ‘Maximilien’.


‘Into the Hole’ (B4) est la scène de la descente de chacun dans le trou noir. Nous voyons d’abord ‘Reinhardt’ et ‘Maximilien’ fusionnés en une seule entité condamnée à jamais dans un enfer ardent. Cette imagerie est juxtaposée au voyage de l’équipage du ‘Palomino’ à travers une cathédrale lumineuse comme un passage de lumière rempli d’anges alors qu’ils traversent et sortent en toute sécurité du trou noir. Le signal est tout simplement sensationnel et, à mon avis, un autre point culminant du score.

Enfin, dans ‘End Title’ (B5), ‘Barry’ conclut sa partition comme il l’a commencée par une déclaration complète de son thème principal.

Sorti à l’époque en LP, il a fallu longtemps pour avoir une édition plus complète sur CD (2). C’est finalement en 2011 que le label Intrada le réédite avec, non seulement plus de 20 minutes de bonus jamais sorti auparavant, mais aussi remastérisé dans un véritable son numérique.

Franchement, je trouve l’approche de ‘John Barry’ à cette partition audacieuse et un contraste rafraîchissant et authentique avec l’approche classique employée par ‘John Williams’ dans ‘Star Wars’. Son paysage sonore et ses deux thèmes principaux sont parfaitement conçus et appliqués. L’utilisation créative du synthétiseur et du légendaire faisceau de blaster a complété l’orchestre et a fourni une puissante synergie à la partition. Je recommande vivement cette partition longtemps recherchée aux amateurs de ‘Barry’ ainsi qu’aux collectionneurs en général.

(1) Les Saturn Awards sont des récompenses de cinéma et de télévision américaines décernées par l'Academy of Science Fiction Fantasy and Horror Films depuis 1973 à des films ou programmes de télévision relevant des genres de la science-fiction, de la fantasy et de l'horreur.
(2) Jusqu’à ses derniers jours, ‘Barry’ était vexé par son incapacité à obtenir une sortie commerciale sur CD de cette partition.

FilmClassic
Trailer:





Other releases of The Black Hole (1979):

Black Hole, The (2011)
Schwarze Loch, Das (1980)
Black Hole, The (1979)
Black Hole / Howard The Duck, The (1999)
Story of The Black Hole, The (1979)
Trou Noir, Le (1979)
Schwarze Loch, Das (1979)
Abismo Negro, O (1979)
Black Hole, The (2019)


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