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Jaws
MCA Records ‎– MCA-7166 Japan


MCA Records 1975 Vinyl
Movie Film release: 1975
 

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# Track   Duration
Side One
1.Main Title (Theme From Jaws)2:12
2.Chrissie's Death1:39
3.Promenade (Tourists On The Menu)2:45
4.Out To The Sea2:25
5.The Indianapolis Story2:24
6.Sea Attack Number One5:24
 16:49
# Track   Duration
Side Two
1.One Barrel Chase3:04
2.Preparing The Cage3:23
3.Night Search3:28
4.The Underwater Siege3:31
5.Hand To Hand Combat2:32
6.End Title (Theme From Jaws)2:17
 18:15
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Jaws - 08/10 - Review of FilmClassic , submitted at (French)
Au début des années 1970, ‘Richard D. Zanuck’ et ‘David Brown’, producteurs chez Universal Pictures, ont entendu parler indépendamment du roman ‘jaws’ (fr : Les dents de la mer), de ‘Peter Benchley’. C’est tout à fait par hasard que ‘Brown’ est tombé dessus dans la section littérature du magazine de style de vie Cosmopolitan, alors édité par sa femme, ‘Helen’. Une petite carte écrite par l’éditeur du magazine a donné une description détaillée de l’intrigue, se terminant par le commentaire « pourrait faire un bon film ». C’est ainsi qu’ils ont chacun lu le livre au cours d’une seule nuit et ont convenu le lendemain matin que c’était « la chose la plus excitante qu’ils aient jamais lue » (1). Ils ont acheté les droits cinématographiques en 1973, avant la publication du livre, pour environ 175 000 $.

Pour la réalisation, les producteurs ont d’abord pensé au vétéran ‘John Sturges’, dont le curriculum vitae comprenait une autre aventure maritime intitulée ‘The Old Man and the Sea’ (fr : Le vieil homme et la mer), avant d’offrir le poste à ‘Dick Richards’, qui avait réalisé un an auparavant ‘The Culpepper Cattle Co.’ (fr : La Poussière, la sueur et la poudre). Mais rapidement, des désaccords ont surgit, notamment par l’idée de ‘Richards’ de décrire le requin comme une baleine. Pendant ce temps, ‘Steven Spielberg’ convoitait le poste. Le jeune homme de 26 ans venait de tourner son premier film en salles, ‘The Sugarland Express’, pour les mêmes producteurs. À la fin d’une réunion dans leur bureau, ‘Spielberg’ remarqua leur copie du roman de ‘Benchley’, qui n’avait pas encore été publié, et après l’avoir lu, il fut immédiatement captivé. Il a plus tard observé qu’il était similaire à ‘Duel’ (2) en ce que les deux traitent de « ces léviathans » ciblant l’être humain. Après la révocation de ‘Richards’, ‘Spielberg’ signa en juin 1973, le contrat pour la réalisation de ‘Jaws’.

Pour la musique, ‘Spielberg’, satisfait du travail de ‘John Williams’ pour ‘The Sugarland Express’, revient vers le compositeur pour ce nouveau projet. Lorsqu’il lui a montré le scénario, ‘Williams’ s’est exclamé « C’est comme un film de pirates ! Je pense qu’il nous faut de la musique de pirate, car il y a dans tout ça quelque chose de primitif – mais c’est aussi un peu fou et divertissant ». Le compositeur se mettra aussitôt au travail et lorsque les deux hommes se retrouve, il a joué le célèbre thème du requin à deux notes au piano (E-F, E-F). ‘Spielberg’ a ri et a dit: « C’est drôle John, vraiment; mais qu’avez-vous vraiment en tête pour le thème de Jaws ? ». Ce n’est que plus tard, lorsqu’il joua le thème avec des cordes pleines, que le génie de sa conception a été réalisé.

Les deux notes incarnent dans leur simplicité la nature instinctive primitive du requin, sa menace, sa létalité et son mystère. Avant de fournir plus de précisions à propos de ces deux notes, il est bien de remarquer que tout au long de sa carrière, les compositions de ‘Williams’ se sont vues taxées « d'académisme » (3). Mais ici, il fera preuve d'inventivité. Il reprendra ainsi une idée du film ‘The Four Feathers’ (fr : Les 4 plumes blanches) de ‘Zoltan Korda’, sorti en 1939 et dont ‘Miklós Rózsa’ utilise l'enclume comme instrument, au sein de sa structure rythmique. Par la suite, ce procédé sera très utilisé par les jeunes compositeurs de films d'action ou de films fantastiques.

Pour ma critique, que j'ai sélectionné sur la base du 33t d’époque, je vous ai retenu trois séquences :

‘Main Title’ (A1) soutient le générique d’ouverture et la transition vers un paysage marin sous-marin verdoyant. ‘Williams’ sème la menace alors qu’il introduit lentement son thème, construit à partir de son noyau deux-notes (voir ci-dessus) dans un ostinato à cordes féroce. Le motif de corne se joint à ce thème, ce qui sert à accroître notre inconfort. Quelle ouverture parfaite !

‘Out to Sea’ (A4) révèle ‘Quinn’ (Robert Shaw), ‘Hooper’ (Richard Dreyfuss) et ‘Brody’ (Roy Scheider) qui quittent le port pour chasser le grand requin blanc. ‘Williams’ porte leur progression avec un autre thème. Celui que je qualifie de 'nautique'.

Dans ‘Jaws - End Title’ (B6), ‘Brody’, soulagé, est reconnaissant lorsque ‘Hooper’ le rejoint à la surface. Une douce ligne de cordes qui se balancent et de bois soutient leur mouvement jusqu’à la rive. Une vue sur la plage initie le rouleau de générique de fin, qui est soutenu par un rendu réservé et étendu du thème 'nautique', une façon sincère de mettre fin à cette aventure.

Bien que ‘Spielberg’ lui proposa d'adoucir les scènes violentes du film avec de la musique calme, voire pourquoi pas du piano pour représenter le requin, (un peu dans l'esprit de la bande son que ‘Williams’ a composée pour ‘Images’), le compositeur n'était pas de cet avis et heureusement, il a créé quelque chose de plus tonique. C'est au départ de ce film que ‘John Williams’ entrera dans sa période « symphonique » qui s'étendra jusqu'en 1983, avec des films comme ‘Star Wars’, ‘Indiana Jones’ ou encore ‘Superman’, où il utilisera toute la puissance de l'orchestre.

Remportant quatre nominations aux Oscars ce film en a remporté trois, dont la meilleure musique de film (4). C’est donc évidemment une MASTERPIECE que tout BOphyle doit avoir dans sa collection.

(1) Plus tard, ‘Brown’ a affirmé que s’ils avaient lu le livre deux fois, ils n’auraient jamais fait le film parce qu’ils auraient réalisé à quel point il serait difficile d’exécuter certaines séquences.
(2) ‘Duel’ a été adapté en 1971 pour la télévision.
(3) Contrairement à ce que pense la majorité, ‘John Williams’ a commencé sa carrière avant ‘Jerry Goldsmith’.
(4) Il convient de noter que ‘John Williams’ a dirigé l’orchestre pendant la cérémonie des Oscars en 1976, donc quand il a été annoncé comme le gagnant de la meilleure musique, il a dû monter sur le podium, accepter son Oscar, puis courir pour continuer à diriger l’orchestre.

FilmClassic
Trailer:





Trailer:





Other releases of Jaws (1975):

Jaws (2000)
Jaws (1990)
Jaws (2000)
Jaws (2000)
Collaboration Steven Spielberg / John Williams, La (1995)
Greatest Music of John Williams, The (1991)
Jaws (1975)
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Jaws (2015)
Jaws (2015)
Essential Hollywood, The (2006)
Squalo, Lo (1975)
Dents de la Mer, Les (2005)
Jaws (2017)


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