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The Rainmaker
RCA Victor ‎– LPM-1434


RCA Victor 1957 Vinyl
Movie Film release: 1956
 

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# Track   Duration
Side One
1.Prologue 
2.Wet Socks 
3.Golden Fleece 
4.Starbuck's Story 
5.The Gentleman Caller 
# Track   Duration
Side Two
1.The Vamp 
2.Starbuck's Confession 
3.Flibberti Gibbet 
4.The Tack Room 
5.I'm Pretty 
6.Young Lovers 
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The Rainmaker - 08/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
Joué à plus de125 reprise à Broadway, la pièce à succès de ‘N. Richard Nashhe’, intitulée ‘The Rainmaker’ (fr : le faiseur de pluie) fut remarqué par le producteur ‘Hal B. Wallis’. Persuadé que l'histoire se transposera au cinéma, il se lança dans une guerre d'enchères avec la RKO, au point d’obtenir les droits du film pour 300 000 $. Et au final, c’est la Paramount Pictures qui accepta de financer et de distribuer le film.

L'histoire se déroule à l'époque de la Dépression dans la région agricole du Midwest américain et suit les périples de ‘Bill Starbuck’ (Burt Lancaster), un faiseur de pluie charismatique et surtout escroc qui a l'ignominie d'être chassé de toutes les villes qu'il visite. Il arrive dans une bourgade appelé ‘Three Point’, au Kansas, et tombe par hasard sur le clan ‘Curry’, dont leur fille ‘Lizzie’ (Katharine Hepburn), une femme charmante, mais d'âge mur et toujours célibataire. Ces derniers sont désespérés car leurs récoltes sont mauvaises et leur bétail est en danger à cause d'une sécheresse oppressante et implacable. Vu cette situation, ‘Starbuck’ y voit l'occasion d'escroquer de l'argent et propose d'apporter la pluie pour 100 dollars.

Impressionné par la partition d'Alex North’ pour son film précédent, ‘The Rose Tattoo’ (fr : La rose tatouée), le producteur l'a engagé pour composer la musique de son long métrage. ‘North’ a compris qu'il devrait s'adresser aux deux récits du film : le premier concerne ‘Lizzie’, qui se sent ordinaire et destinée à devenir une vieille fille, et le second ‘Starbuck’, qui est un escroc, toujours en fuite, avec une longueur d'avance sur la loi. Leur rencontre fatidique est transformatrice, chacun connaissant une épiphanie qui change sa vie. Il a également compris que l'histoire se déroule dans une petite ville rurale du Kansas où l'agriculture et l'élevage sont un mode de vie. Sa musique devait en tenir compte et exprimer les sensibilités culturelles requises.

Pour soutenir son paysage sonore, ‘North’ a composé trois thèmes principaux : Celui de ‘Starbuck’ a une dualité d'expression. Lorsqu'il est authentique et qu'il n'a pas l'air d'un escroc, il offre une construction chaleureuse, réconfortante et parfois semblable à une valse avec des cordes sincères. Mais quand il est un escroc, il offre une construction frénétique propulsée par des cordes et animée par des bois, des caisses claires et des cors. Le thème de l'amour est porté par des cordes somptueuses et pleines de nostalgie. Nous discernons un courant sous-jacent de tristesse, car ‘Lizzie’ a le sentiment d'être ordinaire et de ne pas être désirable pour les hommes. En tant que tel, son thème est plein de nostalgie et parle de ce à quoi son cœur aspire. Enfin, il y a le thème de la famille ‘Curry’ qui est porté par un hautbois, des cordes réconfortantes et des cors français chaleureux, qui parlent de leur lien familial aimant.
En voici quelques séquences :

Le film s'ouvre sur les logos de la Paramount et de Vista Vision. Nous entrons dans le film proprement dit, où nous voyons le charismatique ‘Starbuck’ vendre ses « Tornado Rods », qui, selon lui, détournent les tornades de votre maison. Après en avoir vendu plusieurs, il est reconnu par le shérif qui s'avance pour l'arrêter et nous entrons dans le ‘Prologue’ (A1), un moment fort de la partition, qui soutient l'audacieuse fuite de ‘Starbuck’ devant le shérif et ses adjoints. Un ostinato alarmante annonce son thème, soutenu par des cordes pizzicato piquantes, et animée par des bois, des caisses claires et des cors. La musique frénétique propulse sa fuite par une trappe de son chariot, où il se réfugie en lieu sûr. La foule se disperse et le shérif s'enfuit dans la mauvaise direction, ce qui permet à ‘Starbuck’ de revenir. Ce moment est porté par des bois et des cordes pizzicato sautillantes, alors qu'il court vers son chariot et fait un tendre adieu à une petite fille. Nous le voyons traverser les vastes plaines du Kansas, pendant que le déroulement du générique commence. ‘North’ nous gratifie de l'exposition peut-être la plus chaleureuse et la plus réconfortante de la partition.

‘Starbuck's Story (A4) offre une séquence magistrale. C’est la plus longue du disque. ‘North’ la conçoit par une composition inquiétante, pleine de ténèbres et de dissonances, qui juxtapose l’auto dialogue charismatique et exubérant de ‘Starbuck’. Sa musique révèle ce qu’il est réellement : Un menteur, un escroc sans scrupules et sans vergogne. La pièce s'ouvre de façon sombre avec une basse grave et des violons alors que la porte s'ouvre en claquant, ce qui fait sursauter les ‘Curry’, lorsqu’il se tient sur le seuil en se présentant comme un faiseur de pluie à louer au prix de 100 dollars.

Nous passons à ‘The Gentleman Caller’ (A5) où nous voyons ‘Pop’ laisser Lizzie et le Shérif ‘J.S. File’ seuls. Ici, ‘North’ soutient la tension et le malaise de ‘Lizzie’ avec une interprétation maladroite du thème de l'amour lorsque ‘File’ déclare la vraie raison de sa visite. La musique s'installe finalement dans une délicieuse danse romantique pour une exposition prolongée alors qu'elle s'ouvre à lui. Personnellement, c’est une des séquences que je préfère.

Dans ‘Starbuck's Confession’ (B2) il lui demande si ses rêves se réaliseront un jour, « comme un éclair qui arrive mais ne reste jamais ». Elle lui répond que certaines choses restent pour toujours, comme aimer quelqu'un, se marier et avoir des enfants, ce qui signifie que l'on vit pour toujours. North soutient leur moment avec une interprétation tendre et sincère du thème de ‘Starbuck’. Nous le voyons ému par elle et prenant soudainement conscience de la vacuité de sa vie, ce qui est annoncée par de chaleureux cors alors qu'il dit à ‘Lizzie’ de lui confier un mystère. La musique diminue, rejointe par des accents métalliques, alors qu'il déclare qu'il est un escroc. C’est à ce moment-là que nous entendons un entrelacement de son thème ainsi que celui de l'amour.

‘I'm Pretty’ (B5) offre un autre point fort de la partition, qui soutient une puissante émotion pour Lizzie. Elle vient de voir ‘Starbuck’ et affirme que ses petits rêves de mari et d'enfants sont tout aussi réels que les siens, même s'ils ne se réaliseront jamais parce qu'elle est ordinaire. Il défait ses cheveux et lui dit qu'elle est jolie, accentuant que si elle ne le croit pas, aucun homme ne le fera. ‘North’ les accompagne avec une belle et tendre exposition du thème de l'amour, si pleine de désir, qui est peut-être la meilleure exposition du film. Lentement, alors qu'elle commence à croire, un noyau d'espoir s'élève et, alors qu'elle dit enfin « Qu’elle est jolie », ‘Starbuck’ l'enlace et ils s'embrassent, soutenus par un exquis solo de violon d'amour. Elle s'effondre dans ses bras et le thème de l'amour, dont le contour est maintenant confiant et plein d'espoir, conclut la scène par une merveilleuse exposition. Les amis, ça c’est de la musique de film à son zénith !

‘Alex North’ a astucieusement créé un thème d'amour plein de désir et d'aspiration qui incarne magistralement la superbe performance de ‘Hepburn’. Comme pour ‘Lancaster’, la synergie entre la musique et la performance de l’actrice est exceptionnelle. Le thème de la famille, chaleureux et folklorique, donne une assise au film et aide le public à s'identifier au clan ‘Curry’. Le travail de ‘North’ (3) pour ce film révèlent la maîtrise de son art. Scène après scène, une confluence cinématographique est atteinte, ce qui, je crois, a permis à ‘Hal B. Wallis’ de réaliser sa vision. Loin du marasme des compositeurs actuels, c’est une BO incontournable que je conseille vivement à chacun.

(1) ‘Hepburn’, qui avait quarante-neuf ans, était terriblement mal distribuée dans le rôle de la jeune fille ‘Lizzie’, qui était censée avoir une vingtaine d'années. Malgré cela, elle a livré une performance exceptionnelle qui lui a valu une nomination aux Oscars.
(2) Les différentes pistes qu’offre le 33 tours de l’époque ne correspondent pas à l’ordre des scènes du film.
(3) Bien que nominé aux Oscars pour la meilleure musique de film, le précieux trophée fut remporté cette année-là par ‘Victor Young’ à titre posthume pour ‘Around the World in 80 Days.

FilmClassic

Other releases of The Rainmaker (1956):

Rainmaker, The (1957)
Rainmaker, The (1997)
Rainmaker, The (2000)


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