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The Red House
Capitol Records ‎– CB 48 Capitol Criterion


Capitol Records 1947 Vinyl
Movie Film release: 1947
 

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# Track   Duration
Side One
1.Prelude-The Red House Part I) 
# Track   Duration
Side Two
1.Screams In The Night-The Red House Part II) 
# Track   Duration
Side Three
1.The Forest-The Red House Part III) 
# Track   Duration
Side Four
1.Retribution-The Red House Part IV) 
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The Red House - 08/10 - Review of FilmClassic , submitted at (French)
Petite production presque oubliée, ‘The Red House’ (fr : La maison rouge) s’inscrit dans la lignée des thrillers psychologiques de l’époque, au même titre que ‘Spellbound’ (fr : La Maison du Dr. Edwardes) d’Alfred Hitchcock’. Basé sur le roman du même nom de de ‘George Agnew Chamberlain’ en 1945, il fut réalisé deux ans plus tard par ‘Delmer Daves’. Avec comme acteur ‘Edward G. Robinson’, ‘Lon McCallister’, ‘Judith Anderson’, ‘Rory Calhoun’, ‘Allene Roberts’ et ‘Julie London’, son intrigue est une forêt interdite où décantent mystère et pulsions primaires. Une maison hantée par un secret familial. Deux jeunes héros encore naïfs (Meg et Nath) confrontés aux sombres échos du passé. Ajoutons encore le noir et blanc quasi expressionniste du chef-opérateur ‘Bert Glennon’, à l’atmosphère d’autant plus remarquable que le film a été tourné loin des backlots des studios.

Oscarisé pour ‘Spellbound (déjà cité ci-dessus) et ‘A Double Life’, le choix de la production fut bien sur ‘Miklós Rózsa’, qui était alors dans sa période « psychologique ». C’est à la demande insistante d’Edward G. Robinson’, que le compositeur accepta de réutiliser les modulations fantomatiques du thérémine (qui ont déjà fait le succès de ‘Spellbound’). Pour accentuer les contrastes et l’atmosphère passionnée du film, ‘Rosza’ va introduire dans son paysage sonore un orgue électrique ainsi qu’un chœur féminin avec effet d’écho.

Pour sa partition, ‘Rosza’ profita des scènes champêtres pour développer ses propres racines, ici nourries par un terreau expressionniste proche de ‘Debussy’ : le chant positif de la nature, cet éveil bucolique si bien exprimé dans ‘The Jungle Book’ (fr : Le livre de la jungle), ‘Lust For Life’ (fr :La vie passionnée de Vincent van Gogh), ou ses œuvres de concert, tel l’Hungarian Nocturne’. Il fallait peut-être un compositeur originaire d’Europe centrale, ‘Rózsa’ en particulier, pour combiner à ce niveau lyrisme, féerie et rusticité, pour évoquer d’un seul geste le fourmillement vif de la nature et, tapie dans l’ombre, la noirceur des contes ancestraux réceptacles de nos songes secrets.

Par exemple, dès la première scène de découverte des bois d’Ox Head’ où s’aventure le jeune ‘Nath’ poursuivi par le vent et la nuit, un panneau « Entrez à vos risques et périls » accentue une ambiance lourde : D’emblée, c’est une menace sourd entre les troncs moussus, qui s’étire en hurlant dans les branchages, marquant un interdit, une barrière qu’il faudra surmonter. Par les seules forces de la musique et d’une photo sculptant les ténèbres (la caméra restant immobile), la nature acquiert une dimension quasi surnaturelle dont l’idée nous renvoie à ‘Blanche Neige et les Sept Nains’ ou encore à ‘La Belle et la Bête’ de ‘Cocteau’. Cependant la nature est double et l’apport de ‘Rózsa’ ne se réduit pas à cette dimension inquiétante.

Dirigé à l’époque par ‘Erich Kloss’ et enregistré sur deux disques 78 Tours. Pour les allergiques de ce format, il faudra attendre 1951 pour voir un 45 tours (même pochette) et un an plus tard un 33 tours, en format 25 cm, combinant à la fois cette musique ainsi que 'Spellbound'. Depuis lors, plusieurs versions ont été édité. Retenons l'enregistrement d'une suite de 12 minutes par 'Charles Gerhardt' en 1975, offrant le goût d'une partition impliquée, complexe et colorée.

Bien qu’il s’agit d’une très belle partition, ‘Rosza’ la passa quasiment sous silence dans son autobiographie. Sans doute estimait-il que cette production oubliée ne valait pas d’en parler ? Ou bien en avait-il gardé le souvenir d’une collaboration banale ? A moins qu’il n’ait simplement oublié la qualité de son propre travail ? Quoi qu’il en soit, cette musique est dans la plus pure tradition du compositeur, jouant dans des parties à peu près égales de romance somptueuse, suspense sinistre, meurtre violent, plein air ensoleillé et explore le sombre subconscient humain. Ce dernier regarde à la fois vers une voix de film noir agressive tout en se réjouissant du son fantomatique. Bref ! Vous nommez l'émotion et 'Rozsa' la capture.

FilmClassic
Trailer:





Other releases of The Red House (1947):

Red House, The (2012)
Spellbound Concerto / The Red House (1953)
Spellbound Concerto / The Red House,   (1954)


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