Cookie Consent by FreePrivacyPolicy.com

 

 



Providence


Movie | Released: 1980 | Film release: 1977 | Format: Vinyl
 

Subscribe now!

Stay better informed and get access to collectors info!





 

# Track   Duration
Side One
1.Twilight Waltz3:43
2.Main Title2:04
3.Leaves2:23
4.Chase2:45
5.Arrival at the House1:53
6.Sonia and the Holy Shroud0:57
7.Twilight Waltz (piano)3:43
 17:28
# Track   Duration
Side Two
1.Providence2:03
2.Disenchantment2:40
3.Kevin and Sonia1:36
4.The Dead City2:58
5.Helen2:54
6.The Public Garden1:54
7.The Street0:59
8.Finale2:01
 17:04
Submit your review Hide reviews in other languages

 

Providence - 09/10 - Review of FilmClassic , submitted at (French)
Providence’ a été le premier film anglophone du réalisateur Français ‘Alain Resnais’. Fidèle à la forme ce dernier nous fournit un drame sur un romancier antipathique, méchant, alcoolique, qui présente à nouveau sa marque ludique touches surréalistes et l’utilisation récurrente de personnages enchaînés par des souvenirs récurrents. L’histoire révèle ‘Clive Langham’ (Sir John Gielgud) passant une nuit douloureuse dans son lit, souffrant de problèmes de santé lié à son âge, tentant en vain de créer une histoire finale basée sur sa famille composé de ‘Sonia Langham’ (Ellen Burstyn), ‘Claude Langham’ (Dirk Bogarde) et ‘Kevin Woodford’ (David Warner). C’est un homme incroyablement amer, ivre et tourmenté, qui révèle à travers une série de flashbacks une famille antipathique, méchante, connivence. Il fait ainsi interagir chacun des membres de sa famille dans une variété de contextes bizarres comme une salle d’audience, une morgue et une forêt hantée. Il est évident que ses perceptions sont déformées par une terrible amertume et une culpabilité, dont toute l’ampleur sera précisée qu’à la fin, lorsque ses « vrais » membres de la famille viennent à sa maison pour célébrer son 78e anniversaire.

‘Resnais’ était toujours admiratif face aux œuvres de ‘Miklós Rózsa’ et avait d’abord cru qu’il était à la retraite. Quand il apprit le contraire, il l’engagea instantanément, obtenant ainsi un sursis pour le maestro qui n’avait pas écrit de partition depuis quatre ans. ‘Providence’ commence avec ‘Valse crépusculaire’ (A1). D’une durée de 3:43, elle donne le thème principal interprété au piano. Sombre mais lyrique, il nous fournit une déclaration complète du thème principal. Porté par un piano solo aux couleurs tendres à cordes, il coule avec le lyrisme caractéristique de ‘Rózsa’, d’une beauté douloureuse car il nous porte comme une feuille au sommet d’un ruisseau qui coule. Légèrement différent, ce thème est repris dans la séquence A7, intitulé ‘Valse crépusculaire’ (piano solo).

‘Générique’ (A2) ouvre le film sombrement sur les titres en blancs sur fond noir. Il présente le thème principal, qui nous rempli de tristesse, donnant ainsi le ton du film. Avec la fin du générique, nous voyons le jardin de la maison de ‘Clive Langham’ au milieu du crépuscule. Un Thérémine frémit étrangement et se joint au thème au fur et à mesure que nous nous déplaçons à travers le jardin et dans la maison où nous voyons ‘Clive’ couché dans son lit et engourdissant son tourment avec de l’alcool.

Dans ‘Feuillages’ (A3), ‘Kevin Woodford’ rejoint ‘Sonia Langham’ chez elle et détourne sa séduction, craignant l’arrivée de ‘Claude Langham’. Nous entendons l’interaction du thème principal que les violons tremolo joue pour semer la tension. S’ensuit un rendu pastoral agréable du thème principal, notamment interprété à la flûte alto.

La violence surgit dans ‘Poursuite’ (A4) où l’on voit ‘Claude’ courir après ‘Kevin’ avec une arme, déterminé à le tuer une fois pour toutes. Après plusieurs changements de scène de poursuite, l’issue se termine dans la forêt où à l’horreur de ‘Sonia’, ‘Claude’ tire sur ‘Kevin’ qui commence à se transformer en loup-garou. Ici, ‘Rózsa’ emploie des cordes staccato et des bois jouant sur un thème principal inquiétant pour définir cette chasse.

Dans le même rythme, nous avons la séquence suivante intitulée ‘Arrivée Dans la Maison’ (A5). ‘Claude’ rentre à la maison où nous le retrouvons méprisant face à la présence de ‘Kevin’. Pour traduire la tension de cette séquence, ‘Rosza’ utilise une ligne de cordes percussives pendant que le thème principal joue dans le contrepoint dramatique. C’est selon moi parfaitement approprié.

Puis changement de ton avec ‘Sonia et le Saint Suaire’ (A6). Révélant ‘Sonia’ et ses blessures, cette courte séquence de 57 secondes nous offre un extrait tendre et romantique du thème principal.

Le premier morceau de la face B s’intitule ‘Providence’ (B1). Cette séquence aurait dû se placer tout à la fin du disque vu qu’elle clôture le film. Pour celle-ci, il est tout bonnement impossible de rater la marque de fabrique « Roszarienne », qui a tant marqué ses films et charmer ses auditeurs. Pendant que défile le générique de fin, le compositeur l’interprète comme un rendu émouvant et passionné du thème principal par une orchestration complète. C’est magnifique !

Dans ‘Désenchantement’ (B2), ‘Sonia’ ouvre son cœur et parle à ‘Kevin’ de son mariage et de son amour inassouvi. Ce repère est plein de désir et dispose d’une belle écriture pour hautbois solo, boisés et cordes.

‘Kevin et Sonia’ (B3) commence par une ouverture plaintive au sommet du thème principal, mais se réchauffe progressivement, assumant une expression plus romantique.

‘La Ville Morte’ (B4) poursuit le voyage de ‘Claude’ comme un rendu sombre et présage du thème principal nous remplit d’inquiétude, une inquiétude amplifiée par la fermeture de la queue avec un thème délirant sinistrement répété.

Quand il arrive et l’embrasse dans ‘Helen’ (B5), nous entendons une belle interaction de l’illusion et des thèmes principaux. ‘Rózsa’ offre un romantisme passionné avec son thème principal pour soutenir les amants, mais leur rencontre est aussi empreinte de tristesse.

Avec un changement de scène dans ‘Le jardin public’ (B6), nous voyons ‘Kevin’ et ‘Sonia’ seuls dans un parc. En révélant le suicide de la femme de ‘Clive’ à ‘Sonia’, ‘Rózsa’ nous fournit une excellente écriture pour les bois et les cordes solo, qui traduit un phrasé romantique mais aussi plaintif du thème principal.

Dans ‘La Rue’ (B7), on voit ‘Claude’ conduire en ville pour un rendez-vous avec sa maîtresse ‘Hélène’ (qui ressemble à ‘Molly’, la première femme morte de ‘Clive’). Le thème principal est joué dans une cadence sombre « staccato ».

‘Alain Resnais’ apporte son histoire à une conclusion sincère dans ‘Finale’ (A8) où nous voyons un ‘Clive’ réconcilié avec sa famille. Une fois laissé seul, il se verse un verre et remarque qu’il y a encore une dernière histoire à raconter. ‘Rózsa’ traduit ce moment avec l’élégance d’un hautbois solo orné de cordes luxuriantes, qui jouent un rendu passionné du thème principal.

Après ce film, ‘Miklos Rózsa’ a eu une renaissance en fin de carrière qui a abouti à cinq derniers scores précieux. Parmi ceux-ci citons ‘Fedora’ en 1978, ‘Last Embrace’ (fr : Meurtre en cascade), ‘Time After Time’ (fr : C’était demain) tout deux en 1979. Vint encore ‘Eye of the Needle’ (fr : L’arme à l’oeil) en 1981 et sa dernière œuvre intitulée ‘Dead Men Don’t Wear Plaid (fr : Les cadavres ne portent pas de costard) en 1982.

Sorti en même temps que le film, le disque LP a tout d’abord été édité en France par ‘Pathé’, puis dans d’autres pays comme les States, le Japon ou encore l’Italie. Il est encore possible d'en trouver un exemplaire chez des disquaires spécialisés dans la « seconde main ». Si vous préférez le CD, sachez qu’il fut dès 1994, l’objet de plusieurs rééditions.

Outre que ‘Providence’ a remporté le César 1978 du meilleur film, il est surtout un témoignage du génie de ‘Rózsa’ en ce qu’il a réussi à travers sa musique à apporter la continuité, et un fil unificateur si nécessaire à un tel film visuellement disjoint. Sa partition nostalgique assoiffe et aspire, faisant naître des émotions sombres mais puissantes, qui soutiennent parfaitement le récit tordu de ‘Clive’, le personnage principal. Sa partition fournit deux magnifiques thèmes qui sont rendus dans une multiplicité de formes, qui s’entrelacent souvent dans l’interaction émouvante. Son écriture pour instruments solo est exceptionnelle et capture magistralement leur beauté unique et singulière. On sent toujours la vigueur de ‘Rózsa’ au travers de ce score et je recommande fortement cette partition pour l’inclure dans votre collection.

FilmClassic

Other releases of Providence (1977):

Providence (2013)
Providence (1992)
Providence (1990)
Raymond Lefèvre - Festival Des Meilleures Musiques De Films (1978)
Providence (2012)


Report a fault or send us additional info!: Log on