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The Bridge on the River Kwai


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# Track   Duration
Side 1
1.Overture4:24
2.The River Kwai March; Colonel Bogey2:26
3.Shears' Escape4:01
4.Nicholson's Victory4:43
5.Sunset3:59
 19:33
# Track   Duration
Side 2
1.Working on the Bridge3:00
2.Trek to the Bridge8:29
3.Camp Concert dance1:20
4.Finale2:12
 15:01
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The Bridge on the River Kwai - 06/10 - Review of FilmClassic , submitted at (French)
Un jour, par curiosité, le producteur ‘Sam Spiegel’ acheta le roman de ‘Pierre Boulle’ intitulé ‘The Bridge of the River Kwai’. C’est durant un voyage en avion qu’il l’a lu et au moment où il a atterri qu'il fut déterminé à porter cette histoire au grand écran. Mais rapidement des complications ont surgit lorsque ‘Michael Wilson’ et ‘Carl Foreman’, des scénaristes avec qui il avait l’habitude de collaborer, figuraient sur la tristement célèbre liste noire ‘McCarthy’. Au final, ‘Boulle’, qui ne pouvait pas parler, et encore moins écrire en anglais, se voyait attribuer le seul crédit d’écriture. ‘Spiegel’ a fait appel à ‘David Lean’ pour réaliser le film et le reste appartient à l’histoire...
Ensemble, ils ont réuni un solide casting pour le projet : ‘Alec Guinness’ dans le rôle du ‘colonel Nicholson’, ‘Jack Hawkins’ dans le celui du major ‘Warden’, ‘William Holden’ dans le rôle du capitaine ‘Shears’ et ‘Sessue Hayakawa’ dans la peau du brutal colonel ‘Saito’.

L’histoire est tirée d’événements réels de la Seconde Guerre mondiale où des prisonniers de guerre britanniques ont reçu l’ordre de construire un pont pour relier une ligne de chemin de fer reliant la Birmanie et le Siam. ‘Nicholson’ (Alec Guinness) et ses sous-officier, par principe et citant la Convention de Genève, refusent l’ordre du colonel et chef du camp ‘Saito’ de collaborer à ce projet. Malgré la torture, ‘Nicholson’ tient tête, refusant tout compromis. Face à une échéance, ‘Saito’ acquiesce et le libère, ce qui va provoquer un revirement de situation. ‘Nicholson’ accepte d’organiser ses hommes pour la construction du pont. Il croit que cette entreprise offrira un témoignage durable de la force, de la dignité et de l’esprit indomptable des soldats britanniques dans des circonstances difficiles. Bien qu’il soit un homme honorable, il devient rapidement obsédé au point de voir le pont passer d’un témoignage du courage à un monument qui édifie son ego….

Le film a été un énorme succès commercial recevant de nombreuses critiques positives. Nominé à huit reprises aux Oscars (1), il en remporta sept, parmi lesquelles la meilleure musique de film.
‘Siegel’ avait voulu sortir son film avant le 31 décembre 1957, date limite pour qu’il soit éligible à la considération des Oscars, mais au début de décembre 1957, il n’avait toujours pas engagé de compositeur pour la musique ! Il rechercha le compositeur britannique ‘Sir Malcolm Arnold’, alors surtout connu pour ses partitions dans ‘The Sound Barrier’ (fr : Le mur du son) en 1952, 'The Belles of St Trinian’s (fr : Les Belles de Saint-Trinian) en 1954, 'Hobson’s Choice' (fr : Chaussure à son pied) en 1954, 'Trapeze' en 1956, ainsi que pour ses nombreux ballets, symphonies et œuvres pour le théâtre britannique. ‘Arnold’ a été chargé d’écrire la partition en seulement dix jours, et il a été à la hauteur de l’occasion.

À l’origine, ‘Lean’ voulait que les troupes britanniques soient introduites en chantant le « Colonel Bogey March », un air populaire écrit en 1914 par ‘Frederick Ricketts’, un chef d’orchestre de l’armée britannique qui est devenu plus tard le directeur de la musique pour les Royal Marines, et qui a utilisé le pseudonyme ‘Kenneth J. Alford’. Cependant, pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes britanniques avaient adapté sa mélodie pour accompagner de nouvelles paroles de débauche – « Hitler Has Only Got One Ball! » ((littér : Hitler a seulement qu’une seule testicule). Consterné d’apprendre cela, ‘Spiegel’ refusait de laisser cette « vulgarité » dans son film. Cependant, ‘Lean’ et ‘Arnold’ ont quand même été en mesure de faire valoir leur point de vue patriotique en adaptant la marche, notamment en faisant siffler la mélodie par les hommes.

Ainsi, ‘The River Kwai March / Colonel Bogey (A2) sont les principales identités thématiques de la partition. Ces marches sons sans aucun doute fidèles aux plus belles traditions de l’armée britannique.

Je voudrais encore détailler quelques séquences tirées du LP, comme ‘Overture’ (A1). C’est un signal puissant et un point culminant de la partition. C’est une pièce dure, brutale et militariste, qui s’ouvre puissamment avec des cornes, nous informant du drame qui va bientôt se dérouler. Cela commence au fur et à mesure que le générique d’ouverture roule et que nous voyons les prisonniers arriver en train. Alors que les hommes assiégés marchent à travers la jungle étouffante vers le camp, ‘Arnold’ juxtapose des cordes pastorales et de la harpe qui parlent de la beauté de la jungle avec des appels de trompette martiale faisant allusion aux malheurs de la guerre. Lentement, la musique évolue en une marche triomphale, puis revient vers le brutale alors qu’ils marchent vers leur destin.

‘Shear’s Escape’ (A3) est un indice complexe multi-scénique. Il révèle que ‘Shears’ s’est échappé du camp, ses difficultés et son succès ultime dans l’obtention de la liberté. ‘Arnold’ tisse le matériau thématique de l’ouverture comme une marche sombre pour appuyer l’évasion de ‘Shear’, ainsi que la scène où les gardes japonais retournent au camp avec trois prisonniers qui ont été tués. Des cordes tourbillonnantes soutenues par des trompettes nous ramènent dans la jungle où ‘Shears’ est vu luttant pour ramper à terre d’une rivière déchaînée. Alors qu’il lutte contre la chaleur oppressante de la jungle, une marche brutale prend forme et crescendos alors qu’il atteint le sanctuaire d’un village. Nous concluons avec des villageois qui le voient partir dans un bateau pour des cordes de fête, mais la musique redevient dissonante et oppressante alors qu’il lutte dans la chaleur oppressante. Nous concluons son voyage vers la liberté avec des cornes dissonantes, qui nous informent de son arrivée à l’océan, et de la liberté.

Nicholson's Victory (A4) s’ouvre sur des cordes chaudes, qui inaugurent une déclaration de la première variante du thème militaire britannique. Ceci est de courte durée car il mute en la deuxième variante plus tordue sur des cordes de trémolo étranges alors que nous assistons à la capitulation du colonel ‘Saito’ avec la libération du colonel ‘Nicholson’ et de ses officiers. Ce rendu tordu et dissonant du thème militaire britannique tourmente ‘Saito’ alors qu’il a perdu la face et qu’on le voit pleurer dans la solitude. Plus de 3 minutes après, alors que les hommes réalisent que ‘Nicholson’ a triomphé, la musique devient festive et ‘Arnold’ soutient ce moment avec une interprétation festive de ‘The River Kwai March’.

‘Sunset’ (A5) est un point culminant de la partition. Nous voyons un ‘Nicholson’ satisfait marcher au sommet du pont achevé avec un sentiment de fierté et d’accomplissement. Lorsque ‘Saito’ le rejoint, ‘Nicholson’ baisse la garde et partage un moment personnel en racontant sa vie. ‘Arnold’ capture parfaitement le moment en dépouillant la nature martiale de la marche de la rivière Kwai, offrant plutôt un rendu chaleureux, lyrique et étendu avec des cordes, de la harpe et des bois pastoraux. C’est tout simplement sublime !

‘Working on the Bridge’ (B1) est un signal tout aussi complexe, qui présente une interaction entre les thèmes. La scène révèle une main-d’œuvre britannique maintenant énergique, déterminée et organisée travaillant sur le pont. Un rendu étincelant de la marche de la rivière Kwai soutient l’activité. La deuxième variante du thème militaire britannique se joint avec la marche de la rivière Kwai alors que ‘Nicholson’ rejette sommairement la suggestion du médecin selon laquelle leurs activités de construction pourraient être interprétées comme une collaboration, ou pire, comme une trahison. ‘Arnold’ atténue parfaitement sa musique à la psychologie de cette scène.

‘Trek to the Bridge’ (B2) présente le trek ardu de l’équipe de commandos à travers la jungle impitoyable. Nous ouvrons par une expression franche du thème militaire britannique, mais son aura s’estompe et sa dissonance augmente à mesure qu’ils progressent, reflétant ainsi leurs difficultés. Pour cette séquence la plus longue du LP, ‘Arnold’ utilise des piccolos à l’air nativiste pour faire référence aux femmes thaïlandaises locales qui accompagnent l’équipe. Le thème militaire britannique porte les hommes toujours plus loin, mais il lutte dans son expression, reflétant la tâche ardue de l’équipe.

Dans ‘Camp Concert Dance’ (B3), ‘Arnold’ offre une musique de source « charleston » dans l’esprit d’un vaudeville alors que les hommes célèbrent l’achèvement du pont.
‘Finale’ (B4) présente les conséquences de la mort de ‘Nicholson’ et la destruction du pont. Il s’ouvre sur des cornes inquiétantes, qui inaugurent une représentation festive de la marche de la rivière Kwai, qui célèbre la victoire britannique. Après un intermède, cette marche reprend au fur et à mesure que le générique de fin se déroule.

Édite à l’époque par le label Columbia Records, on peut réellement affirmer que cette partition fut largement diffusé et réédité à de multiples reprises. Le fait qu’elle possède deux splendides marches dans la plus belle des traditions militaires, qui capturent parfaitement le cœur de ce film y est certainement pour quelques chose. La façon dont ‘Arnold’ atténue sa musique pour étoffer la psychologie sous-jacente du récit du film est parfaite et témoigne de sa maîtrise de son métier. Je crois que cette partition est un classique, un bel exemple de l’âge d’or et un essentiel pour votre collection.

(1) ‘Pierre Boulle’ remporter l’Oscar pour son scénario, ce qui a suscité une grande controverse. En 1984, l’Académie a rétrospectivement décerné l’Oscar à ‘Michael Wilson’ et ‘Carl Foreman’.

FilmClassic
Trailer:





Trailer:





Other releases of The Bridge on the River Kwai (1957):

Bridge on the River Kwai, The (1988)
Bridge on the River Kwai, The (2012)
Pont de la Rivière Kwai, Le (2013)
Bridge on the River Kwai, The (2013)
Big War Movie Themes (2011)
Brucke Am Kwai, Die (1958)
Trio Rainer: Le Pont de la Rivière Kwai / Maigret tend un Piège (1958)
Box-Office Blockbusters (1960)
Bridge on the River Kwai, The (2016)
Bridge on the River Kwai, The (2008)
Vendanges à Madeira (1959)
River Kwai Marsch (1958)
March From The River Kwai (1972)
Weltbekannte River Kwai Marsch, Der (1973)
Pont de la Riviére Kwai, Le (1957)
Puente Sobre El Río Kwai, El (1958)
Bridge on the River Kwai, The (2018)
Pont de la rivière Kwaï, Le (2017)
Bridge On The River Kwai, The (2019)
Bridge on the River Kwai, The (2020)


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