Cookie Consent by FreePrivacyPolicy.com

 

 



The Man With The Golden Arm
Music From The Sound Track...


Decca Records 1956 Vinyl
Movie Film release: 1955
 

Subscribe now!

Stay better informed and get access to collectors info!





 

# Track   Duration
Side One
1.Clark Street / The Top / Homecoming / Antek's 
2.Zosh 
3.Frankie Machine 
4.The Fix 
5.Molly 
# Track   Duration
Side Two
1.Breakup / Flight / Louie's / Buriesque 
2.Sunday Morning 
3.Desperation 
4.Audition 
5.The Cure / Withdraw / Cold / Morning 
6.Finale 
Submit your review Hide reviews in other languages

 

The Man With The Golden Arm - 07/10 - Review of FilmClassic Soundtrack , submitted at (French)
C’est l'acteur John Garfield qui découvrit le roman de Nelson Algren intitulé ‘The Man With The Golden Arm’ (fr : L'homme au bras d'or) et acheta les droits pour le porter sur grand écran. Mais rapidement, il se heurta à des problèmes de censure. En effet, la ‘Production Code Authority’ (PCA) ainsi que la ‘Catholic National League of Decency’ (NLD) ne voulaient pas approuver le film parce qu'il traitait du trafic de drogue et de la toxicomanie. Le destin du film passa à Otto Preminger après qu'il se soit vu léguer les droits du film à la mort de Garfield en 1952. Comme Garfield, il se heurta avec le PCA et la NLD, mais surmonta tous les obstacles pour réaliser sa vision.

Le casting a également suscité la controverse. Des copies du scénario ont été remises à Marlon Brando et Frank Sinatra, mais ce dernier, amer que Brando l'ait battu pour le rôle de Terry dans ‘On The Waterfront’ (fr : Sur les quais’ un an plus tôt, sauta rapidement sur l'occasion et obtient le rôle de ‘Frankie’ avant que Brando ne puisse répondre. Il est rejoint par Eleanor Parker dans le rôle de ‘Zosh’ et Kim Novak dans celui de ‘Molly Novotny’. Situé dans le North Side de Chicago après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le film raconte l'histoire tragique des ravages de la toxicomanie et de la façon dont elle détruit à la fois le toxicomane et son entourage.

La sortie du film a été un événement marquant dans l'histoire d'Hollywood, car United Artists a défié la PCA et la NLD, et a distribué le film sans le sceau du code de la PCA et de la NLD. La controverse qui en a résulté a conduit la ‘Motion Picture Association of America’ (MPAA) à libérer la narration d'histoires en mettant fin à la prohibition des sujets interdits que sont la toxicomanie, le kidnapping, le métissage, l'avortement et la prostitution. Le film a été un succès commercial et critique, et a obtenu trois nominations aux Oscars, dont celles de la meilleure musique de film.

Il est intéressant de noter que c'est le frère de Preminger qui a recommandé d'engager Elmer Bernstein pour la musique du film. Le compositeur convainc Preminger qu'il fallait une musique contemporaine avec un fort accent de jazz pour évoquer la vie nocturne miteuse des quartiers nord de Chicago. Preminger accepta et demanda à Bernstein, alors âgé de 33 ans, de plonger le public dans l'univers nocturne de ‘Frankie’ en tant que musicien. Pour concrétiser sa vision, Bernstein a fait appel à des saxophones alto, ténor et baryton, à des solistes de renom comme Shelly Manne à la batterie, Shorty Rogers et Pete Candoli à la trompette. Il a également fait preuve d'une sagesse hors du commun en accordant à ces joueurs talentueux une grande latitude dans l'expression de sa musique, permettant même à Rogers d'aider aux arrangements. Bernstein a été chargé d'écrire sa partition en respectant un délai fixe de trois semaines, ce qui l'a amené à visiter quotidiennement le plateau pour y trouver contexte et inspiration. Celle-ci est sous-tendue par trois thèmes principaux : Il y a celui de ‘Frankie’, qui offre une ambiance de blues classique, alimenté par une batterie au rythme dynamique et un chœur de cors belliqueux d'où surgissent les trompettes et le bugle qui définissent le thème.

Pour la femme de Frankie, Bernstein juxtapose le thème masculin de ‘Frankie’ avec le thème de ‘Zosh’, une mélodie chargée de cordes qui nous gratifie de divers instruments solistes, dont le piano, le hautbois, la clarinette ou le saxophone, qui dansent sur une base d'accords changeants de basse et de violoncelle. Il est à noter que l'articulation de son thème ne parvient jamais à une conclusion satisfaisante, ce qui laisse présager que son mariage avec ‘Frankie’ est voué à l'échec. Enfin, Bernstein propose un troisième thème féminin, avec celui de ‘Molly’, pour soutenir l'autre femme dans la vie de ‘Frankie’. Porté par un piano et une flûte délicate, ce thème évoque le cœur bienveillant de ‘Molly’ et l'affection qu'elle porte à ‘Frankie’, offrant ainsi l'un des meilleurs thèmes de Bernstein. Passons en détail quelques séquences :

‘Clarke Street’ (A1) offre un point culminant de la partition et une ouverture de film emblématique. Il s'agit du titre principal du film, pendant lequel le générique de début défile sur des visuels étonnants. On y voit des barres blanches apparaître puis disparaître avant de se fondre dans le symbole du film qui n’est autre qu’un bras déchiqueté. Il convient de noter que ces visuels ont été adapté pour Bernstein. Celui-ci s’ouvre sur un rift de tambours classiques, d'où partent des cors belliqueux. On y perçoit le thème de ‘Frankie’. C’est un thème inoubliable !

‘Zosh’ (A2) est un autre point fort de la partition qui présente une écriture exquise pour les cordes et les bois, avec plusieurs beaux solos. ‘Frankie’ retourne dans son ancien appartement et, alors qu'il monte les escaliers, Bernstein introduit ce thème au violoncelle et à une clarinette au sons plaintifs, qui nous informent de leur triste situation. Les cordes et les bois se joignent à lui, pendant que ‘Frankie’ rejoint ‘Zosh’ qui est assise dans un fauteuil., la musique de Bernstein révèle une discontinuité, car elle parle de son état d'esprit interne, et non de la tromperie externe, puisque son thème n'exprime pas cette joie, mais plutôt la duplicité. À 2:49, ‘Frankie’ déclare qu'il a vaincu la drogue et qu'il ne retournera pas à son ancienne vie. Il déclare qu'il a l'intention de rejoindre un groupe en tant que batteur, afin de leur offrir une vie meilleure, et de payer sa thérapie. Bernstein soutient ce moment avec une ambiance blues jazzy contrebalancée par des cordes plaintives articulant le thème. Il clôture cette séquence sur des bois aux sons désespérés alors que ‘Frankie’ part à la recherche d'un emploi.

Nous en arrivons maintenant à ‘Frankie Machine, un moment fort de la partition où Bernstein libère le thème de ‘Franki’e dans toute sa gloire, avec une interprétation étendue. Dans cette scène, ‘Zosh’ continue de s'opposer aux ambitions de ‘Frankie’. Contrarié,. Il se rend dans un bar et rencontre ‘Louie’, qui lui offre une énorme somme d'argent s'il retourne à des activités douteuses. A contrecœur, il accepte. Bernstein met en valeur le thème de ‘Frankie’ et nous avons droit à des interprétations virtuoses de Shorty Rogers à la trompette et de Shelly Manne à la batterie. Ce morceau de cinq minutes est tout simplement exceptionnel ! Le morceau culmine dans un intense crescendo sur des cors hurlants.

‘Molly’ (A5), est un morceau d'une beauté exquise où Bernstein interprète pleinement le thème de ‘Molly’. La confluence de la flûte, des bois apparentés, du violon solo et du piano offre l'un des thèmes les plus mémorables de Bernstein. Dans cette scène, ‘Frankie’ ne peut pas supporter la négativité de ‘Zosh’ et demande à ‘Molly’ s'il peut pratiquer sa batterie dans son appartement. Elle y consent, ce qui ravive leur affection. Le mariage de la musique et du récit cinématographique dans cette scène est sublime.

Pour ‘Desperation’ (B3), Bernstein offre une puissance émotionnelle. ‘Frankie’ a perdu la partie de cartes et a été découvert en train de tricher. Il est battu et nous voyons un homme vaincu qui a tout perdu. Une fois de plus, il est en manque et entre dans l'appartement de’ Louie’ pour une dose. Les violons trémolos, la flûte et les bois plaintifs portent un thème pathétique de ‘Frankie’. À 1:16, ‘Frankie’ fauché, assomme ‘Louie’ avec une chaise, et saccage son appartement sans trouver la drogue. Ici, Bernstein soutient cette scène pivot en creusant le thème de ‘Frankie’ par un chœur chaleureux de hautbois, de flûte et de clarinette, assailli par un piano en ébullition, des percussions douloureuses et une descente de cordes qui se tordent. La confluence de la musique, du jeu d'acteur et des images du film dans cette scène est extraordinaire.

Dans ‘Finale’ (B6), ‘Frankie’ rendant visite à ‘Zosh’, lui fait part de son intention de partir. Elle le supplie de rester et de prendre soin d'elle, mais il comprend que pour survivre, il doit la quitter et quitter son ancienne vie. La musique entre tardivement, soutenant son départ, juste au moment où la police arrive pour son implication dans le meurtre de ‘Louie’. Son thème s'élève, plaintif et plein de regrets. Alors qu'elle est arrêtée, elle court et se jette par-dessus le balcon, faisant une chute mortelle. Des cordes aiguës et stridentes avec des percussions métalliques sèment le désespoir et la peur. ‘Frankie’ descend jusqu'à elle dans la rue et son thème se joue comme une mélodie, tandis que sa vie s'éteint sur des cordes doucereuse. Alors qu'un lourd fardeau est enlevé, et que ‘Frankie’ et ‘Molly’ font leurs premiers pas ensemble, le finale est porté par une interprétation pleine d'espoir de son thème, qui s'amplifie dans une merveilleuse fanfare de cors.

Si Alex North, en 1951, a ouvert la voie à l'utilisation du jazz comme idiome dans la musique de film avec ‘A Streetcar Named Desire’ (fr : Un tramway nommé Desire), l'effort de Bernstein avec cette partition a fait sauter la porte de ses gonds. Sa partition de jazz a fait une telle impression qu'elle a précipité de nombreux réalisateurs à adopter la musique de jazz pour leurs films. Il n'y avait pas de retour en arrière possible, car le jazz était arrivé et allait prospérer pendant les années à venir. Cette partition est un classique de Bernstein, une partition séminale et transformatrice qui a potentialisé le phénomène du jazz dans la musique de film, et une partition qui, à mon avis, est essentielle à votre collection.

FilmClassic

Other releases of The Man with the Golden Arm (1955):

Man with the Golden Arm, The (2001)
Man with the Golden Arm, The (1959)
Man with the Golden Arm, The (2006)
Man with the Golden Arm, The (1956)
Man with the Golden Arm, The (2011)
Man with the Golden Arm, The (1988)
Elmer Bernstein: A Man and His Movies (1967)
Elmer Bernstein: The Ava Collection (2014)
Wild Side, The (2014)
Man with the Golden Arm, The (2014)
Homme au Bras d'Or, L' (1958)
Uomo Dal Braccio D'Oro,  L' (1962)
Man With The Golden Arm / Audition, The (1956)
Man With the Golden Arm, The (2016)
Man With The Golden Arm, The (1973)
Man With The Golden Arm, The (2018)
Man with the Golden Arm, The (2020)
Man with the Golden Arm, The (2021)


Report a fault or send us additional info!: Log on